 |
Woodward,
John (1665 - 1728). - Il est d'abord un géologue de terrain, mais
aussi un théoricien dont l'influence sera très importante.
Dans son Essay toward the natural History of the Earth, Woodward
est parti d'un fait d'observation exact pour arriver à des conclusions
fausses. Ainsi, il dit avoir rreconnu par ses yeux que toutes les matières
qui composent la terre en Angleterre, depuis sa surface jusqu'aux endroits
les plus profonds où il est descendu, sont disposées par
couches; qu'un grand nombre de ces couches renferme des coquilles
et d'autres productions marines; qu'elles sont horizontales et posées
les unes au-dessus des autres comme le seraient des matières transportées
par les eaux et déposées en forme de sédiments. Il
s'est ensuite assuré par ses correspondants et par ses amis que
"dans
tous les autres pays, la Terre est composée de même, et qu'on
y trouve des coquilles non seulement dans les plaines, mais encore sur
les plus hautes montagnes, dans les carrières les plus profondes,
etc."
Il conclut de là qu'à l'époque
du Déluge
la Terre
a été totalement dissoute; que cette dissolution s'est faite
par les eaux du grand abîme qui, répandues à la surface
terrestre, ont délayé et réduit en pâte les
pierres, les rochers, les minéraux, etc.; enfin que les dépôts
stratifiés se sont précipités en même temps
suivant leur pesanteur spécifique. Woodward admettait dans l'intérieur
du globe un foyer de chaleur, qui doit, dit-il, avoir pour effet de faire
sortir du vaste abîme une certaine quantité d'eau; après
avoir produit les sources et les fontaines, cette eau s'évapore
dans l'atmosphère pour retomber en pluie, d'où il résulte
que le réservoir intérieur ne s'épuise jamais.
(Hoefer). |
|