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Whiston (William),
théologien et mathématicien, né en 1667 à Norton
(Leicester), mort en 1747 à Londres, fut chapelain de l'évêque
de Norwich ,
puis recteur ou curé dans le comté de Suffolk, succéda
à Newton en 1703 dans la chaire de mathématiques
de l'Université de Cambridge ,
fut destitué pour ses idées hétérodoxes sur
la Trinité, s'érigea dès lors en prophète,
s'entoura de douze disciples, avec lesquels il prétendait rétablir
l'Église primitive, et écrivit une foule d'ouvrages de controverse,
dans lesquels il attaquait surtout la Trinité ,
et propageait l'Arianisme .
Il entra à l'âge de 80 ans dans une congrégation d'Anabaptistes .
Il est l'auteur d'une théorie qui
se veut une réplique à celle proposée par Burnet.
D'après la théorie de Whiston, exposée dans un livre
intitulé : A new theory of Earth from its origine to the consummation
of all things, Lond. 1698, in-8°), la création dont parle
Moïse
n'est pas celle de l'univers, qui comprend d'innombrables mondes semblables
au nôtre; le récit de la Genèse
ne s'applique qu'à la nouvelle forme que la Terre
a prise lorsque la main du Créateur
l'a tirée du nombre des comètes
pour en faire une planète .
Car, dans le système du savant anglais, l'origine de notre Terre,
le chaos primitif, fut l'atmosphère
d'une comète; le mouvement révolutif de la Terre autour du
Soleil ,
indéterminé d'abord comme celui de presque toutes les comètes,
n'est devenu annuel qu'avec la nouvelle forme planétaire; avant
le Déluge ,
l'orbite
terrestre était un cercle parfait; l'année
solaire et l'année lunaire étaient de même durée,
contenant chacune 360 jours; le Déluge a commencé le dix-huitième
jour de novembre de l'année 2365 de la période julienne (2349
ans avant l'ère chrétienne), au moment où une comète
a passé tout près du globe terrestre.
L'auteur parle aussi de la chaleur centrale
qui, de l'intérieur du globe devait irradier contamment vers la
circonférence. Il attribue au Déluge universel tous les changements
arrivés à la surface et à l'intérieur du globe.
Traitant enfin de l'état futur de la Terre, il dit qu'elle périra
par le feu, que sa destruction sera précédée de tonnerres
et de météores effoyables, que le Soleil et la Lune
auront l'aspect hideux, que les cieux paraîtront s'écrouler;
mais qu'après que le feu aura dévoré tout ce que la
Terre contient d'impur, après qu'elle sera vitrifiée et devenue
transparente comme le cristal ,
les saints et les bienheureux viendront en prendre possession pour l'habiter
jusqu'au temps du jugement dernier.
Bien que louée par Locke
et Newton, cette théorie excita de vives discussions. La critiquant,
après l'avoir analysée, Buffon reproche
surtout à Whiston d'avoir étrangement mêlé la
science divine avec les sciences humaines, en prenant les passages de l'Ecriture
pour des faits de physique et pour des résultats d'observations
astronomiques. (Hoefer, 1872).
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Principaux
ouvrages- Nouvelle théorie
de la Terre (1696); la Chronologie de l'Ancien, Testament et l'Harmonie
des quatre évangiles, 1702; le Christianisme primitif rétabli
(1711),
où il prêche l'Arianisme. On lui doit aussi une édition
d'Euclide, une traduction estimée de l'historien
Josèphe,
des mémoires sur Samuel Clarke et des Mém. sur sa propre
vie, 1749-50. |
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