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Wailly (Noël
François de). - Célèbre grammairien et lexicographe
né à Amiens
le 31 juillet 1724, mort à Paris
le 7 avril 1801. Sa vie fut des plus paisibles. Il porta le petit collet
jusqu'en 1768, date on il le quitta pour se marier. Il fit partie de l'Institut
dès sa création (1795). Longtemps, il dirigea à Paris
une maison d'éducation. Les étrangers, désireux de
parler français purement, avaient coutume de s'adresser à
lui. Il avait produit une révolution dans l'enseignement de la grammaire,
par la publication des Principes généraux de langue française
en 1754. La déclinaison, à dater de cet ouvrage, fut abandonnée,
la syntaxe séparée de la partie élémentaire,
les dix parties du discours, l'article et le pronom surtout, reçurent
une définition plus claire; Restaut, qui régnait en maître
dans les écoles, se trouva détrôné. Il ne put
pas cependant faire prévaloir son opinion, lorsqu'il voulut réunir
sous la dénomination d'actifs tous les verbes qui expriment une
action, quelle que soit la nature du régime. Il reste que sa grammaire
fut adoptée par l'Université, prescrite dans les collèges,
et qu'elle eut un grand nombre d'éditions; il en fit même
un Abrégé pour l'enseignement primaire.
En 1771, Noël de Wailly composa les
Moyens
simples et raisonnés de diminuer les imperfections de notre orthographe;
il s'y inspirait des principes de Voltaire,
de Dumarsais, surtout de Duclos, et demandait que les mots fussent écrits
comme ils se prononcent. L'usage a consacré quelques-unes seulement
de ses propositions. A l'Institut, il concourut activement à la
rédaction du Dictionnaire
de l'Académie. Outre les ouvrages déjà cités,
nous avons de lui : la Lettre en réponse aux difficultés
proposées contre la déclinabililé des principes français
(1759); l'Orthographe des dames (1782); le Nouveau Vocabulaire
français ou Abrégé du Dictionnaire de l'Académie
(1804), le premier livre bien fait en ce genre; des Remarques sur la
Grammaire, publiées dans les Mémoires de l'institut;
un Dictionnaire portatif de la langue française, extrait
du dictionnaire de Richelet ; des éditions de Quintilien,
de Salluste, etc. Il a revu la traduction des
Commentaires
de César par d'Ablancourt (1767), des Oraisons
choisies de Cicéron, par Villefore
(1772). |
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Wailly (Joseph Noël,
ou Natalis de), érudit né à Mézières
le 10 mai 1805, mort à Paris
le 4 décembre 1886. Il fut archiviste aux Archives nationales (1830),
puis conservateur des manuscrits à la Bibliothèque nationale
(1854-1870), membre de l'Institut en 1841. Il eut une influence considérable
sur la réorganisation des archives et des bibliothèques.
Ses principales publications sont : Eléments
de paléographie (1838); les éditions critiques de Joinville
(1868 et 1874) et de Villehardouin (1872);
un grand nombre de dissertations dans les Mémoires de l'Académie
des Inscriptions et la Biblioth. de l'Ecole de Chartes, etc., sur les sources
originales de l'histoire de France
au XIIIe siècle, sur la paléographie
et la numismatique. |
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Wailly (De)
ou Dewailly (Charles). - Architecte né à Paris le
9 novembre 1729, mort à Paris
le 2 mai 1798. Elève de J.-Fr. Blondel,
de Lejay et de Servandoni, il remporta le
grand prix d'architecture en 1752, obtint de partager la bourse de pensionnaire
avec son ami Louis Moreau, fut admis à l'Académie d'architecture
en 1767, à l'Académie de peinture en 1771 et de la section
d'architecture de l'Institut en 1795.
Son oeuvre principale fut, en collaboration
avec M.-J. Peyre, le théâtre de l'Odéon, à Paris;
mais on doit encore à de Wailly l'hôtel du marquis de Voyer,
plus connu sous le nom de chancellerie d'Orléans, rue des Bons-Enfants;
la surélévation du choeur et la construction de la chapelle
souterraine de l'église Saint-Leu ,
à Paris; une salle de spectacle à Bruxelles ;
les agrandissements et la décoration du palais Spinola, à
Gênes, etc.
De Wailly, qui était un admirable
dessinateur, fit de remarquables envois aux Salons de 1771 à 1796;
fut le fondateur de la Société des Amis des Arts, dont la
première exposition eut lieu au Louvre en 1791. (Ch.
Lucas). |