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Valgius Rufus
(C.), poète élegiaque et épique du siècle d'Auguste.
Il fut lié avec Horace, son allié,
qui le compte au nombre des amis dont il ambitionne le suffrage (Sat.,
I, x, 82), et lui dédie une ode
(Carm., II, VI) pour le consoler de la perte d'un esclave favori,
désigné par le pseudonyme de Mystès. Rhéteur,
grammairien et poète fort estimé de son temps, Valgius Rufus
qui, par surcroît, fut consul en 742-12, composa des épigrammes ,
des élégies ,
un traité de botanique.
Valgius Rufus donna, de plus, une traduction
latine de la rhétorique d'Apollodore de
Pergame
et consigna, sous forme de lettres, les résultats de ses recherches
philologiques. Sa réputation fut plus éclatante peut-être
que son mérite. Tibulle, qui fait grand
cas de lui, le place, non sans exagération, à côté
d'Homère : Valgius aeterno propior non
alter Homero (IV, I, 179 et suiv., A Messala). Cette hyperbole
exprime, à tout le moins, la confiance et l'admiration que les cercles
lettrés d'alors professaient pour ses qualités épiques
( Horace, II, lX, 18 et suiv.
; peut-être est-il aussi le Pyrrhus - Rufus - du même
Horace, Carm., III, 20). C. Valgius est encore cité par Pline
parmi les sources du livre XXI. On n'a rien conservé de lui. |
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