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Anne Robert Jacques Turgot
Aperçu La jeunesse Les années à Limoges
Dans les ministères Les Edits Les dernières années
Anne Robert Jacques Turgot, baron de l'Aulne, qui fut économiste et ministre de LouiXVI, naquit le 10 mai 1727 à Paris, et mourut à Paris le 20 mars 1781. Il était fils de Michel-Etienne, prévôt des marchands sous Louis XV, à qui Paris doit d'importantes améliorations, et de Françoise Martineau. L'aîné de ses frères, Etienne-François, marquis de Turgot, fut gouverneur général de la Guyane sous Choiseul. Destiné d'abord à l'état ecclésiastique, et nommé en 1749 prieur de la Sorbonne, il prononça en cette qualité un discours remarquable sur les progrès du genre humain, qui annonçait la direction de ses idées, Il rentra en 1752 dans la vie laïque et devint en 1753 maître des requêtes; se fit bientôt une haute réputation de savoir par ses ouvrages sur l'économie politique et par ses relations avec les penseurs de l'époque, fut nommé intendant de la généralité de Limoges (1761) et rendit à cette province des services éminents en diminuant les impôts, réparant les routes, rétablissant la libre circulation des grains, organisant des bureaux de charité.

En 1774, il fut appelé par Louis XVI au ministère de la marine, et un mois après au contrôle général des finances : il tenta d'utiles réformes, et put en établir quelques-unes (libre circulation des grains abolition de la corvée et des jurandes), mais ses efforts vinrent échouer contre la coalition du clergé, de la noblesse, de la haute finance et des parlements, qui se jugeaient atteints dans leurs privilèges. On travestit toutes ses mesures, et, après deux ans de lutte, on parvint à le faire écarter (1776). Il mourut cinq ans plus tard, dans la retraite.
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Turgot.

Turgot avait été nommé membre honoraire de l'Académie des inscriptions. C'était un homme ferme, droit et de bonne foi, mais il n'avait pas cet art des expédients et cette adresse qui étaient nécessaires à la cour; il eut aussi une trop grande confiance dans l'ascendant de la justice et de la vérité : son malheur fut d'être venu quelques années trop tôt, Turgot avait beaucoup écrit sur l'économie, la politique, la métaphysique et la littérature; on a même de lui des vers français et latins estimés; il fournit à l'Encyclopédie d'excellents articles sur l'économie politique, le commerce et les finances.

Parmi ses écrits, on remarque sa Lettre sur la tolérance civile (1754), ses Réflexions sur la formation et la distribution des richesses, 1766), où il cherche à concilier les doctrines de Quesnay et de Gournay, ses Lettres sur la liberté du commerce des grains. (Bt.).



En bibliothèque. - Les Oeuvres de Turgot ont été publiées par Dupont de Nemours en 9 vol. in-8 (1808-11), et l'essentiel en a été donné par Eugène Daire, en 2 vol., dans la Collection des principaux économistes (1844). Condorcet a écrit l'Éloge de Turgot. La Correspondance inédite de Condorcet et de Turgot (1770-79) a été publiée par Ch. Henry (1883) et les Lettres de Turgot le l'intendant de Caen (1775-76), par Villey (Bull. des sc. écon. et soc., 1899). 
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Dictionnaire biographique
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