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Les
gens
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| Thalès
de Milet (entre 624 et 547 av. J.-C.), dont la tradition a consacré
le nom comme le plus ancien des philosophes et savants grecs, appartient
plus en réalité à la légende qu'à l'histoire.
Devenu célèbre en Ionie Le point particulièrement important
serait de savoir s'il avait vraiment fondé à Milet Thalès, fils d'Éxamyès
(nom plutôt carien |
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[2]
Pline,
Hist.
Nat., II, 9.
[3] Almagest. Novus, t. I, p. 363. [4]Philosophical Transactions, année 1811. [5] Oltmans, dans l'Annuaire [6] Philosophical Transactions, t. CXLIII, p. 179. [7]
Athenaeum [8]
Recherches
astronomiques sur les principales éclipses de l'Antiquité
classique, p. 57.astronomique, 1823, p. 197.
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| En excluant les conceptions
qui appartiennent à des physiologues postérieurs, on peut
admettre que Thalès devait se représenter la Terre Par un emprunt, plus ou moins exact, aux
croyances cosmologiques de l'Orient (de l'Egypte Une autre assertion mise sur le compte du Milésien, que tout est animé et plein de divinités, même s'il la confirmait en parlant de l'attraction exercée par l'aimant ou par l'ambre frotté, ne paraît pas non plus avoir un caractère philosophique. Elle précise seulement l'état d'esprit des sages d'alors qui ne pouvaient se représenter une force motrice que comme une âme. Au temps de Platon, le problème sera renversé, et l'âme, au contraire, définie comme automotrice. Concluons en disant que le nom légendaire de Thalès ne périra pas, tant qu'il y aura des savants; mais sa gloire a été quelque peu exagérée ; il a été un précurseur, non pas un initiateur véritable, et il conviendrait de le laisser au rang des sages. (Paul Tannery). |
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