|
|
|
|
Les
gens
|
|
| Ribera (Antonio
Pantaleon). - Poète né à Saragosse |
||
| Ribera (Josef de),
appelé aussi l'Espagnolet, lo Spagnoletto. - Peintre
et graveur né à Xativa (Espagne Privé de direction, son admiration
dut aller à bien des maîtres et à des oeuvres très
diverses. Toutefois, et sans doute après quelques tâtonnements,
son choix se fixait et il devenait le disciple fervent de Michel-Ange
de Caravage, dont les peintures avaient produit
sur lui l'impression la plus profonde. Bien qu'il n'ait pas dû rester
longtemps dans l'atelier du Caravage, car ce maître mourait en 1609,
Ribera n'en conserva pas moins toute sa vie la forte empreinte de son enseignement.
Non que Ribera soit demeuré l'imitateur servile de ses méthodes;
il s'en faut de beaucoup; ce qui, chez Caravage n'est souvent que procédé,
parti pris et manière, Ribera l'agrandit à la hauteur d'un
style, plein, puissant, original, et absolument personnel. Des études
poursuivies après la mort de son maître, d'après les
chefs-d'oeuvre du Corrège, lui avaient
été une nouvelle et féconde source d'inspiration,
en même temps qu'un correctif puissant à ses premières
pratiques. Revenu à Rome On admira ses nouvelles créations,
si originales déjà, et qui n'évoquaient plus que de
loin le souvenir du Caravage. C'est alors que
s'ouvre pour l'artiste une existence nouvelle, mais celle-là fortunée
et glorieuse. Attiré à Naples |
| Curieux de savoir pour quelle
cause une foule sans cesse grossissante se pressait devant la boutique
du marchand de tableaux, située en face des fenêtres de son
palais, le vice-roi, qui était alors don Pedro Giron, duc d'Ossuna,
descendit dans la rue et vint se mêler à la foule. Il admira
l'ouvrage et voulut en connaître immédiatement l'auteur. Ribera
lui ayant été présenté, le vice-roi, qui, à
l'imitation de son maître, Philippe
IV, voulait avoir son peintre en titre, lui donna cette charge, à
laquelle il assigna un traitement élevé et un logement dans
le palais.
Depuis 1620 jusqu'en 1631, Ribera produisit un très grand nombre de tableaux choisis, comme motifs, dans un ordre de sujets assez restreint. Il aime à peindre des têtes de vieillards, de philosophes chenus, des figures d'ascètes, d'apôtres, et comme compositions préférées, des scènes de martyres, de tortures, d'exécutions horribles, avec, pour personnages, des bourreaux à l'oeuvre et leurs victimes sanglantes. Les corps à demi nus lui fournissent alors l'occasion de déployer toute sa science d'observateur et d'anatomiste; il détaille chaque muscle avec précision, souligne chaque ride, chaque signe de caducité, accuse la dureté et le poli des os, marque profondément la trace des blessures anciennes ou encore béantes et rend, avec un réalisme qu'aucun autre peintre n'a égalé, ces épidermes gercés, rugueux, tannés par l'âge et la souffrance, et ces stigmates que la vie imprime sur les corps arrivés à l'extrême décrépitude. Tels sont les sujets que Ribera a traités avec le plus de raffinement et comme avec passion. Il est cependant dans l'oeuvre de Ribera
d'heureuses exceptions où l'impitoyable réaliste délaisse,
les effrayantes compositions pour des représentations plus humaines.
Il se souvient alors des belles formes et des fraîches colorations
du Corrège, et il produit l'Adoration
des bergers, du musée du Louvre |
| Ribera fut un aussi habile
graveur à l'eau forte que peintre puissant. Son oeuvre, composé
de vingt-six pièces, montre en lui un dessinateur rigoureux, attentif
surtout à la vive accentuation du détail; le Christ mort,
le Martyre de saint Barthélemy, le Saint Janvier,
le Saint Jérôme et le Bacchus, daté 1628,
et le portrait de Don Juan d'Autriche sont autant de chefs-d'oeuvre
où la correction et la sûreté du dessin
sont égalées par le pittoresque et l'énergie de la
pointe.
Riche, fastueux même dans ses dehors,
comblé de commandes et d'honneurs par la grandesse et les vice-rois,
constamment entouré d'un cortège d'élèves tels
que Salvator Rosa, Aniello Falcone, Luca Giordano, Giovanni Do, Fracanzani,
Caracciolo, Corenzio et d'autres encore, Ribera régnait alors en
maître à Naples |
||
| Ribera (Juan Antonio).
- Peintre espagnol, né à
Madrid La guerre ayant éclaté entre
l'Espagne En 1820, l'Académie de San Fernando
l'admettait au nombre de ses membres et le nommait en 1827 directeur adjoint
des études artistiques. L'emploi de peintre de la chambre ayant
été supprimé en 1835, l'artiste se retira à
Navalcarnero où il achetait un ancien ermitage, tombé en
ruines, qu'il rebâtit et décora d'une suite de peintures religieuses.
Revenu à Madrid En dehors des deux toiles que nous avons
citées, Ribera est l'auteur de plusieurs décorations
murales importantes, au palais royal, au Pardo et à Vista Alegre,
et de deux tableaux, Jésus couronné d'épines
et la Résurrection du Christ, placés dans l'oratoire
du palais d'Aranjuez |
||
| Ribera ou Rivera
(Carlos-Luis). - Peintre espagnol
né à Rome Parmi ses nombreux ouvrages, nous nous bornerons à citer ses grandes décorations à fresque de palais de Vista Alegre, du salon des ministres au Congrès des députés, et surtout, comme son oeuvre capitale, la décoration entière de la salle des sessions du Congrès, divisée en cinq grandes compositions historiques ou allégoriques que peuplent tout un monde de figures de héros, de législateurs et de grands hommes. Parmi ses tableaux, on note principalement l'Origine du nom des Girons à la bataille de la Sagra, exposé en 1845-1846, la Vierge adorant sort fils, l'Apocalypse de saint Jean, Don Rodrigo Calderon conduit au supplice, placé au palais royal; Marie-Madeleine au tombeau de Jésus, Henri III, le Dolent, nommé prince des Asturies, la Vierge apparaissant à saint Joseph de Calasanz, la Conversion de saint Paul, pour un couvent de Damas, ainsi qu'un très grand nombre de portraits de personnages royaux, et d'hommes célèbres contemporàins. (P. Lefort). |
||
| Ribera y Tarrago (Julian).
- Orientaliste espagnol, professeur d'arabe à l'Université
de Saragosse |
|
© Serge Jodra, 2008. - Reproduction interdite.