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Les
gens
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| Raoul de Laon (Radulphus Landunensis), savant mort en 1431, frère d'Anselme de Laon, lui succéda comme écolâtre (en 1417 ?). Il est surtout connu par un Traité de l'abacus, dont des extraits ont été publiés par Chasles (Comptes rendus, XVI) et Woepcke (Journal asiatique, 1863), et qui parait avoir eu une assez grande vogue. L'usage du jeton circulaire sans marque, appelé sipos par les abacistes, et que l'on a regardé comme représentant le zéro, est expliqué très nettement dans ce traité d'une tout autre façon. Ce sipos, déplacé successivement dans les colonnes de l'abacus (abaque), servait à marquer, par exemple, le chiffre du multiplicateur avec lequel on opérait. L'opuscule de Raoul de Laon a, au reste, surtout été étudié au point de vue des renseignements qu'on peut en tirer pour l'origine de l'abaque et des caractères qu'on y employait, et son témoignage est un de ceux qu'invoquent les partisans de la tradition romaine. Mais ce témoignage peut être interprété dans des sens passablement différents. (T.). | ||
| Raoul de Presles, écrivain
et jurisconsulte né à Paris On connaît de lui : une traduction,
avec commentaire, de la Cité de Dieu Un troisième Raoul de Presles, neveu et héritier du secrétaire de Philippe le Bel, parait avoir été l'ancêtre de Jeanne de Presle qui devint la maîtresse de Philippe le Bon. |
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| Raoul le Breton
(Radulphus Brito), peut-être proviseur, de 1375 à 1320,
du collège fondé par Robert de Sorbon
(Sorbonne Le commentaire sur les Premiers Analytiques fut écrit en 1312 ; les questions sur les Topiques en 1320, ce qui nous empêche de placer Raoul, comme le voulait Daunou, au milieu du XIIIe siècle. Hauréau l'a considéré comme un adversaire de Duns Scot et un disciple de saint Thomas, pour qui les universaux sont non des substances, mais des prédicats-essentiels, des formes inhérentes aux sujets individuels et dont la manière d'être est déterminée par la nature de ceux-ci. Prantl, s'appuyant sur les extraits donnés par Hauréau, serait plutôt tenté de rapprocher Raoul de Duns Scot. Il est impossible de choisir sûrement, d'après ces fragments, entre les deux interprétations. (F. Picavet). |
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