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Périer

Périer (Françoise Gilberte Pascal, dame), née à Clermont en 1620, soeur aînée de Blaise Pascal et de Jacqueline Pascal. Elle perdit sa mère en 1626 et reçut de son père, Etienne Pascal, une solide instruction. A quinze ans, elle est maîtresse de maison, chez son père, à Paris. En 1641, elle épouse Florin Périer, conseiller à la cour des aides de Clermont; son mari s'intéressait beaucoup aux sciences, et, sur les indications de Blaise Pascal, fit, en 1647, la célèbre expérience du Puy-de-Dôme, sur la pesanteur de l'air (La découverte de l'atmosphère).

En 1646, s'étant rendue à Rouen, près de son père, elle trouve toute sa famille convertie à une piété austère; elle renonce, à vingt-six ans, aux vanités du monde. Elle passa le reste de sa vie dans la solitude et mourut à Paris en 1687. Elle eut cinq enfants; une de ses filles, Marguerite, fut l'héroïne du miracle de la sainte épine, qui émut si profondément Pascal. A la mort de son frère, Mme Périer écrivit une précieuse Vie de Blaise Pascal. Elle eut aussi le mérite de travailler à ce que la première édition des Pensées de 1670 reproduisit intégralement le texte de Pascal. Elle n'y réussit pas. Gilberte n'avait pas l'âme ardente de Jacqueline : elle fut chrétienne sans être ascète, et douce avec fermeté.

Périer (Casimir Pierre), homme d'Etat français, né à Grenoble en 1777, mort à Paris en 1832.  Il fit ses études chez les oratoriens de Lyon, puis de Paris, servit à l'armée d'Italie (1795), fonda avec son frère Scipion, à Paris, une banque (1801) rapidement prospère. Juge au tribunal de commerce, régent de la Banque de France, il fut élu député de Paris en 1817. Il fit à Villèle une opposition opiniâtre, appuya Martignac, combattit Polignac et signa l'adresse des 221. 
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Casimir Périer
Casimir Périer.

Très attaché à l'ordre, Casimir Périer suivit à contre-coeur le mouvement révolutionnaire de juillet 1830, fut élu président de la Chambre des députés et donna lecture au duc d'Orléans de la déclaration qui l'appelait au trône. Ministre sans portefeuille, il démissionna quand Laffite prit la présidence du conseil et le remplaça à la présidence de la Chambre. Après la chute de Laffite, il forma le ministère (1831) et choisit le département de l'intérieur. Il voulut rétablir la sécurité nécessaire au développement des affaires, réprima les troubles de Lyon et de Grenoble, poursuivit les sociétés républicaines (procès des quinze, janvier 1832). Il affermissait en même temps le régime parlementaire, maintenant son indépendance vis-à-vis du roi en exigeant que le conseil des ministres eût lieu chez lui et non aux Tuileries et en en refusant l'accès au duc d'Orléans. C'est ce qu on a appelé la politique du juste milieu.

Il fit voter la loi électorale (1831) et sacrifia l'hérédité de la pairie. A l'extérieur, il posa le principe de non intervention, refusa de secourir la Pologne, envoya une armée en Belgique (août 1831), et fit occuper Ancône, afin de contrarier l'action de l'Autriche sur la papauté (février 1832). Excédé de soucis et de fatigue, il mourut d'une fièvre violente. contractée en visitant les hôpitaux pendant l'épidémie de choléra. La ville de Paris lui a fait élever, au cimetière du Père-Lachaise, un monument funéraire, surmonté de sa statue en pied et orné de bas-reliefs dus à Cortot. (NLI).
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Monument de Casimir Périer
au Père-Lachaise.
Périer (Auguste Casimir), homme politique français, né à Paris en 1811, mort en 1877; était le fils aîné du ministre de Louis-Philippe; entra dans la carrière diplomatique et devint ministre plénipotentiaire au Hanovre; quitta ses fonctions diplomatiques en 1846 pour venir siéger à la Chambre des députés; fit partie de la Législative en 1849, et soutint d'abord la politique de Louis Napoléon, mais fut parmi ceux qui protestèrent contre le coup d'État du 2 décembre; s'occupa, sous l'Empire, de grands travaux agricoles dans ses propriétés du département de l'Aube, et y resta au moment de l'invasion, tandis que son fils servait dans un bataillon de mobiles; fut emprisonné par les Allemands; fut nommé représentant du peuple à l'Assemblée nationale de 1871 par trois départements, et se fit remarquer par sa compétence dans les questions financières; devint, sous la présidence de Thiers, ministre de l'intérieur, du 11 octobre 1871 au 2 février 1872, et se distingua dans ce poste par une franche adhésion aux institutions républicaines en même temps que par la défense résolue des principes conservateurs. Il a publié quelques études d'économie politique : le Traité avec l'Angleterre, 1860; les Finances de l'Empire, 1861; la Réforme financière, 1862; les Finances et la Politique, 1863; les Sociétés de coopération, 1864; etc.
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Dictionnaire biographique
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