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Les
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| Pereda (Antonio
de). - Peintre né à Valladolid en 1599, mort à Madrid -
Antonio de Pereda, El desengaño de la vida. De toutes les compositions religieuses que Antonio de Pereda exécuta pour les couvents et les églises, beaucoup ont péri ou sont disparues. Le musée du Prado conserve de lui un Saint Jérôme pénitent, d'un dessin puissant et d'un coloris qui rappelle Ribera, et le musée national : Jésus portant sa croix, daté de 1641, et Elie enlevé au ciel; ces deux toiles portent la signature de l'artiste et proviennent d'un couvent de carmélites. (Paul Lefort). |
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| Pereda (José Maria de). - Romancier espagnol, né à Polanco (Santander), le 7 février 1834. Il a toujours vécu dans son pays natal, divisant son temps entre ses affaires industrielles et les travaux littéraires. Une fois seulement, en 1873, il fut entraîné par ses amis politiques (carlistes) au Parlement; mais il fut bientôt dégoûté des petites misères de la vie publique. Sa première production littéraire, Ya escampa! parut à Santander dans le journal la Abeja montañesa le 25 août 1858, et pendant plusieurs années il se consacra principalement à la critique et à la biographie. Mais ce n'étaient pas ces travaux qui devaient lui donner la renommée dont il jouit maintenant. En 1870, un volume de Escenas montañesas, tableaux de moeurs locales tracées avec un réalisme extraordinaire et une élégance de style surprenante, révéla les qualités essentielles de l'écrivain. La seconde série des Escenas, intitulée Tipos y paisajes (1878), ratifia l'impression produite. De 1878 à 1882, d'un côté, Pereda a continué ses tableaux de moeurs, avec Bocetos al temple, Tipos tras humantes et Esbozos y rasguños (1871); de l'autre, il a écrit des romans à thèse, un peu faux, tels que : los Hombres de pro, critique pleine d'humour des moeurs électorales; el Buey suelto..., satire contre les célibataires; Don Gonzalo Gonzalez de la Gonzalera, et De tal pale tal astilla. Avec el Sabor de la tierruca (1882), un de ses meilleurs ouvrages, Pereda abandonna cette voie hasardeuse, et revint au réalisme sans arrière-pensée. Après el Sabor, il a publié : Sotileza (1885), où la vie des pêcheurs de Santander est rendue avec un relief qui rappelle les bons auteurs classiques des XVIe et XVIIe siècles; la Puchera (1889), roman de la vie de village, et enfin Peñas arriba (1895), son chef-d'oeuvre. |
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© Serge Jodra, 2007. - Reproduction interdite.