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Peiresc

Nicolas Claude Fabri de Peiresc est  l'un des savants les plus renommés du commencement du XVIIe siècle, né à Belgentier (Var) le 1er décembre 1580, mort à Aix-en-Provence le 24 juin 1637, fils de Raynaud de Fabri, conseiller à la cour des aides de Provence et de Marguerite de Bompar, qui apporta dans la famille de Fabri le seigneurie de Peiresc (Alpes-de-Haute-Provence). 

Peiresc devint conseiller au Parlement d'Aix et, après avoir beaucoup voyagé en Italie, en Angleterre et en Hollande se fixa dans cette ville. Maître d'une grande fortune, il en profitait pour encourager les savants, payait une foule d'agents par lesquels il faisait faire des recherches sur les sciences naturelles, l'histoire, les antiquités : c'est un de ses agents qui découvrit les marbres de Paros. 
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Peiresc.
Peiresc.

Il y avait ainsi rassemblé quantité de livres et de manuscrits et formé des collections de tout genre, médailles, reproductions de monuments, plantes, animaux, insectes, recueillis dans les pays les plus éloignés et qu'il mettait libéralement à la disposition de ses nombreux correspondants, Scaliger, Saumaise, Sirmond, Kircher, Mersenne, etc. D'où le nom de procureur général de la République des lettres que lui donne Pierre Bayle

Peiresc contribua à propager les découvertes de Harvey, de Copernic et de Kepler. On lui doit même quelques découvertes utiles en anatomie et en médecine, et il fit des observations astronomiques en compagnie de Gassendi, pour qui il avait la plus vive amitié, et dans les bras duquel il mourut. 

Il forma à Belgentier un curieux jardin botanique, acclimata en France le laurier-rose, le papyrus d'Egypte, plusieurs espèces de vignes, roses et jasmins (jasmin d'Inde et celui d'Amérique), le lilas de Perse, le laurier rose, le myrte à fleurs pleines, la nèfle, etc., ainsi que la race de chats dite d'Angora. 

Il écrivit beaucoup, mais sans rien publier. La Bibliothèque nationale et les bibliothèques d'Aix, de Nîmes, de l'Ecole de médecine de Montpellier, mais surtout l'Inguimbertine de Carpentras, possèdent ses manuscrits ou des copies de ceux-ci formant la valeur d'environ 116 vol, in-fol . Ce sont des documents inestimables pour l'histoire littéraire et scientifique de vingt années du XVIIe siècle. 

D'immenses lectures, de nombreux voyages et de féconds entretiens avec les hommes les plus remarquables de l'Europe ont permis à Peiresc de traiter, comme en se jouant dans ces lettres, d'ailleurs pleines de simplicité et de naturel, les sujets les plus divers, affaires d'Allemagne, d'Angleterre, des Pays-Bas, d'Italie, d'Orient, aussi bien que du Languedoc, du Dauphiné ou de Provence et d'y mêler les noms des personnages les plus illustres du temps, étrangers on français. 

Un monument, inauguré le 10 novembre 1895, a été élevé à Peiresc, par le ville d'Aix-en-Provence, sur la place de l'Université.  (J. Marchand).



En librairie - Pierre Gassendi, Peiresc, Le "prince des curieux" au temps du baroque (prés. J. Emelina), Belin, 1992.

Raymond Lebegue et Agnès Bresson, Peiresc, lettres à divers, CNRS, 2001. - R. Lebegue, Peiresc, lettres à Malherbe, CNRS, 2001. - Anne Reinbold, Correspondance Nicolas Fabri de Peiresc / Alphonse de Rambervillers (1620 - 1624), CNRS, 2001. - Collectif, Peiresc ou la passion de connaître, Vrin (Colloque), 1995. - André Bailly, Défricheurs d'inconnu, Peiresc, Tournefort, Adanson, Saporta, Edisud, 1992.

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