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Peel (Robert).
- Homme d'Etat britannique .
Fils d'un filateur du comté de Lancastre, créé baronnet
par Pitt et mort en 1830, riche d'environ deux millions
de livres sterling, naquit en 1788, à Tamvvorth, dans le comté
de Stafford. Il entra à la Chambre des communes en 1809, et y siégea
avec son père parmi les Tories. Nommé premier secrétaire
d'Etat d'Irlande
en 1812, élu député de l'université d'Oxford
en 1817, il devint ministre de l'intérieur, dans le cabinet de lord
Liverpool, en 1822. Il se fit remarquer dans ce poste comme homme d'Etat
et comme administrateur. Il donna sa démission en 1827, à
la retraite de lord Liverpool. Mais il redevint secrétaire d'Etat
de l'intérieur dans le ministère de lord Wellington
en 1828, fit abolir l'acte du Test, et adopter, en 1829, le bill
d'émancipation des catholiques,
auquel il avait été jusque-là opposé.
Sa politique était la marche d'un
pilote habile à changer de route pour éviter les écueils.
Peel fit tête, sans se déconcerter, à l'orage qui éclata
alors contre lui et à la réprobation de tout son parti, sans
en excepter son père, ses frères et l'université d'Oxford,
qui lui retira son mandat. Le ministère auquel il appartenait fut
obligé de céder la place aux Whigs en novembre 1830.
Il repoussa opiniâtrement, mais sans succès, la réforme
parlementaire, qui fut adoptée en 1833. Le roi le chargea, en 1832,
de former un ministère, qui fut forcé de se retirer en 1835.
Mais le cabinet whig qui lui succéda succomba sous ses attaques,
et il composa, en 1841, un ministère tory où entrèrent
quelques Whigs modérés. Il réalisa les mesures
hardies que les circonstances lui paraissaient exiger.
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Robert
Peel (1788-1850).
Robert Peel remédia au déficit
par l'établissement de l'income-tax (impôt sur le revenu),
consolida la sécurité publique en renouant la bonne intelligence
avec la France ,
et fit voter, en 1846, un bill de diminution des tarifs, et, malgré
l'opposition de l'aristocratie territoriale, le bill d'abolition
des droits sur les céréales. Mais, un troisième bill,
par lequel il demandait des mesures répressives contre l'lrlande ,
ayant été en même temps rejeté. Il quitta la
direction des affaires. Il n'abusa pas de la grande popularité que
lui avaient acquise ses réformes dans l'opposition qu'il fit au
ministère wigh parvenu après lui au pouvoir. Sa carrière
politique était encore pleine d'avenir, lorsqu'une chute de
cheval causa sa mort en 1850. Ses Mémoires ont été
publiées en 2 vol., Londres, 1856 et 1857. |
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