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Panine
(Nikita
lvanovitch, comte -), né le 27 septembre 1718, mort le 12 avril
1783, fils du général-lieutenant Ivan Vassiliéviteh,
qui s'était distingué dans les campagnes de Pierre
le Grand. Sa famille était originaire de la République
de Lucques, d'où elle était venue au XVe
siècle. Nikita entra tout jeune dans l'armée, et devint bientôt
officier. Grâce à ses liens de famille, il fut nommé
chambellan (1741) de l'impératrice Elisabeth ( Le
Printemps desTsarines). En 1747, il était envoyé en qualité
de ministre plénipotentiaire à Copenhague ,
en 1748 à Stockholm, et c'est là qu'il fit surtout preuve
de ses qualités de diplomate. En 1760, il fut rappelé et
nommé gouverneur du grand duc Paul Petrovitch (plus tard Paul Ier).
En 1763,
Catherine II le nomma ministre des
affaires étrangères ( Catherine
II, entre ombre et Lumières). Lorsque le grand-duc se maria,
en 1773, Nikita fut comblé de dignités et de donations. Pendant
son ministère de vingt ans, il faut signaler surtout : le traité
de 1764 entre Catherine II et Frédéric II (14 avril 1764),
en vue de soutenir l'élection de Stanislas Poniatowski au trône
de Pologne (élu le 7 septembre 1764) , la guerre contre la Turquie
et le traité de Kaïnardjii (1774), et la déclaration
de la neutralité armée dirigée contre l'Angleterre
(9 mars 1780). Vers la fin de sa vie, il tomba en disgrâce auprès
de l'impératrice (1780), et lorsqu'il mourut, il fut sincèrement
regretté par le grand-duc Paul.
Sa politique étrangère,
c'était le système du Nord, c.-à-d l'alliance avec
la Prusse et l'Angleterre : il est signalé par les premiers démembrements
de la Pologne et de la Turquie. Le ministre de France, Durand, donne de
lui ce portrait : « Bon homme, mais sans vigueur et sans courage
d'esprit [...] Le sommeil, la panse, les filles étaient ses
affaires d'Etat ». Le ministre anglais Harris dit que, par jour,
il ne consacrait pas plus d'une demi-heure au soin des affaires. |
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Panine
(Pierre Ivanovitch, comte -), né en 1721, mort en 1789, frère
du précédent. Entré dans le régiment Ismailovski
(1735), il avait pris part dans la guerre de Crimée
(prise de Perekop et de Bakhtchisaraï
en 1736) et contre la Suède (1742). Dans la guerre de Sept ans,
il s'était particulièrement distingué. C'est à
lui que revient l'honneur de la victoire à Francfort-sur-l'Oder
(1759). En 1760, il était général-lieutenant, avait
pris part à la prise de Berlin et fut nommé gouverneur de
la Prusse. En 1769, il était envoyé contre la Turquie et
prit Bender
(1770). Proposé par son frère, alors ministre; il fut envoyé
contre Pougatchev ( Catherine
II, entre ombre et Lumières) et étouffa le soulèvement
(1775). Après, il se retira dans la vie privée. Il eut dix-sept
enfants, dont un seul fils. - Son petit-fils, Victor Nikititch (né
en 1800, mort en 1874), a été quelque temps chancelier des
affaires intérieures (1864-67). (M. Gavrilovitch). |