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Olonnais
(Jean-David Nau, surnommé l'), chef de flibustiers ,
né aux Sables-d'Olonne en 1630; mort aux îles Barow, dans
le golfe de Darien, en 1671; Il partit en 1659 de La Rochelle avec un propriétaire
des Antilles au service duquel il resta trois ans; puis il passa à
Saint-Domingue
et devint l'un des plus habiles boucaniers de l'île; les Espagnols
résolurent soudain de chasser les chasseurs étrangers de
l'île entière, et l'Olonnais n'échappa que difficilement
au massacre de ses camarades; il s enfuit dans l'île de la Tortue
qui appartenait aux Français et jura une haine mortelle aux Espagnols.
Ayant armé un petit bâtiment,
il fit plusieurs prises; le gouverneur français de l'île de
la Tortue lui fournit un autre navire pour faire la course contre les Espagnols,
après le naufrage du premier; le flibustier, après des exploits
extraordinaires, faillit être massacré sur la côte de
Campêche (Mexique ),
où il s'était perdu; il arma de nouveau deux canots et fit
de nouvelles prises. Il se décida alors à s'organiser plus
fortement; associé avec Michel le Basque, il réunit 440 hommes
et forma une flottille de huit petits bâtiments. Avec ces forces
nouvelles, il fit des prises considérables et s'empara successivement
des villes de Maracaïbo (1666) et San Antonio de Gibraltar qu'il pilla,
puis Puerto-Caballo et San Pedro, torturant les prisonniers et menaçant
les Espagnols.
II se proposait de marcher sur Guatemala,
mais les flibustiers reculèrent et la moitié abandonna leur
chef dont le vaisseau fut brisé par la tempête, près
de l'île de Las Perlas. L'Olonnais gagna la presqu'île de Yucatan
et s'y maintint quelques mois, vivant de chasse et de pêche; mais,
pressé par la faim et manquant d'armes, il passa aux îles
Baron, où il fut fait prisonnier par les Indiens qui le hachèrent
en morceaux, le rôtirent, et le mangèrent. (Ph.
B.). |
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