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Malthus

Malthus (Thomas Robert), économiste, né en Angleterre dans le domaine de Rockery, près de Guildford, le 17 février 1766, mort le 23 décembre 1834. Son père, David Malthus, ami et correspondant de Rousseau, admirateur de Condorcet et de Godwin, avait une croyance profonde dans le progrès de l'humanité. Il ne négligea rien pour développer les dons remarquables que le jeune Robert avait reçus de la nature; il lui donna des précepteurs particuliers et le fit admettre au collège de Cambridge. Robert Malthus, après avoir pris ses grades, entra dans les ordres et obtint la cure d'AIbury. En 1796, il écrivit un pamphlet intitulé la Crise, que son père l'empêcha de publier; il y attaquait Pitt, en se plaçant au point de vue du parti whig (Tories et Whigs), et critiquait la «loi des pauvres» en termes qui faisaient pressentir sa Théorie de la population.

A l'apparition du grand ouvrage de Godwin, Political Justice, en 1793, il s'était déjà séparé moralement de son père. En 1798, il se décida à faire connaître publiquement ses idées et publia son Essai sur le principe de la population qui, en apportant un précieux appui à l'école économiste orthodoxe, excita l'indignation de tous les politiques sentimentaux. En 1800, Malthus donnait un traité sur les Hauts Prix des subsistances et annonçait la conclusion de son Essai, qui parut en effet en 1803. Il fut chargé, en 1805, de la chaire d'histoire et d'économie politique au collège de Haileybury, où il traita le problème de la rente; ses idées sur ce sujet sont exposées dans une brochure parue en 1815, The Nature and progress of Rent. Enfin, il publia en 1820 son Traité d'Économie politique, qui est un résumé général de ses doctrines.

Malthus faisait partie du «Political Economy Club», avec James Mill, Grote, Ricardo; de la « Royal Society of Literature», dont chaque membre recevait une pension à vie de 100 guinées; de la «Statistical Society»; de l'Académie française des sciences morales et politiques, qui le nomma membre correspondant en 1833; enfin de l'académie royale de Berlin. Un portrait de lui, d'après le peintre Linvell, a été publié en 1853 dans le Dictionnaire d'économie politique de Coquelin et Guillaumin.

Comme homme, dit Charles Comte (notice historique), Malthus se distinguait par un grand amour de la vérité. 

«Il était d'un caractère doux. Il avait sur ses passions un si grand empire, il était si indulgent pour les autres, que les personnes qui ont vécu près de lui pendant près de cinquante années assurent qu'elles l'ont à peine vu troublé, jamais en colère, jamais exalté, jamais abattu. Aucun mot dur, aucune expression peu charitable ne s'échappait de ses lèvres contre personne; et, quoiqu'il fut plus en butte aux injustices et aux calomnies qu'aucun écrivain de son temps, et peut-être d'aucun autre, on l'entendait rarement se plaindre de ce genre d'attaques, et jamais il n'usa de représailles.

Il était très sensible à l'approbation des hommes éclairés et sages; il mettait un grand prix à la considération publique. Mais les outrages non mérités le touchaient peu, tant il était convaincu de la vérité de ses principes et de la pureté de ses vues, tant il était préparé aux contradictions et même à la répugnance que ses doctrines devaient inspirer dans un certain monde.

Sa conversation se portait naturellement sur les sujets qui touchent au bien-être de la société, et dont il avait fait l'objet d'une étude particulière; il était alors attentif, sérieux, facile à émouvoir. Il énonçait son opinion d'une manière si claire, si intelligible, qu'on voyait aisément qu'elle était le résultat d'une réflexion profonde. Du reste, il était naturellement gai et enjoué, et aussi prêt à prendre part aux plaisirs innocents de la jeunesse qu'à l'encourager ou à la diriger dans ses études.»

La doctrine malthusienne
Quelle était donc cette doctrine, qui, malgré toutes les vertus privées propres à rendre son auteur aimable, souleva tant de colères, lors de la publication de l'Essai sur le principe de la population, et qui reste pour beaucoup d'esprits entachée d'une invincible présomption d'immoralité? Godwin affirmait que les maux de la société proviennent des vices des institutions, qu'il y aurait assez de richesses pour tous, si les uns n'en avaient pas trop, les autres trop peu, quelques-uns pas du tout : que les biens, comme le travail, soient équitablement répartis, et chacun aura non seulement de quoi vivre matériellement, mais assez de loisir pour cultiver son intelligence; la raison déterminera les actions humaines; le gouvernement et la contrainte deviendront inutiles, la perfection et le bonheur régneront sur la terre. A cette théorie optimiste, Malthus oppose la réalité décevante du monde, la rareté des subsistances, la tendance de l'humanité à s'accroître sans limites. L'homme, dit-il, est à la fois producteur et générateur; mais comme il ne peut produire qu'avec effort et fatigue, tandis qu'il engendre avec plaisir, il est plus porté à augmenter sa population que ses produits. Il faut réagir contre les dangers de cette situation.

Les moyens de subsistance s'accroissent, il est vrai, mais seulement en raison arithmétique, tandis que la population tend à s'accroître en raison géométrique. Au bout de deux siècles, la population serait aux moyens de subsistance comme 256 est à 9. Or, comme il est indispensable que l'équilibre se fasse entre les deux termes, il faut, ou qu'on mette un frein aux naissances, ou que la mort fauche plus vite. (Darwin reconnaît qu'il est redevable à Malthus du principe capital de la sélection naturelle. J'ai compris, dit-il, en lisant Malthus, que la sélection naturelle est le résultat inévitable de l'accroissement rapide de tous les êtres organisés.) D'autre part, comme, dans le passé, rien n'a limité la population et qu'elle a au contraire été excitée à se multiplier, il sera bien difficile de la limiter dans l'avenir. C'est pourquoi le dénuement, et avec le dénuement les crimes, les révolutions, les guerres, tous les maux physiques et moraux de la société, sont notre naturel héritage. Réformez les codes, changez les institutions, inventez des systèmes, vous n'obtiendrez jamais ce que la nature vous a dénié inexorablement, l'aisance générale. Vous ne pourrez ni détruire notre faculté prolifique, ni rendre égale à celle-ci la puissance industrielle de l'homme. On a tort d'attribuer à des causes extérieures les misères humaines; elles sont l'effet éternel du manque d'équilibre entre la population et les subsistances. Finissons-en donc une fois pour toutes avec la charité légale! Efforçons-nous de rétablir cet équilibre qui est incessamment rompu, et que la force des choses rétablit toujours malgré nous. En d'autres termes, il est deux sortes d'obstacles à l'accroissement de la population: les préventifs, la restriction volontaire, la prostitution, les vices, qui s'opposent à ce que les hommes se multiplient trop rapidement; les destructifs, les maladies, les guerres, la misère, qui font disparaître les excédents à mesure qu'ils se produisent.

Malthus, dans l'édition définitive de son ouvrage, divise en trois groupes les obstacles à la multiplication de la population : la contrainte morale, le vice et le malheur. Et puisque, dit-il, leur action est permanente et qu'il faut s'y soumettre, notre seule liberté est le choix de celui qui est le moins préjudiciable à la vertu et au bonheur. Il ajoute : 

« Puisqu'il faut que la population soit contenue par quelque obstacle, il vaut mieux que ce soit par la prudente prévoyance des difficultés qu'entraîne la charge d'une famille, que par le sentiment actuel du besoin et de la souffrance.»
La contrainte morale est donc un devoir social.

Mais qu'est-ce que cette contrainte? Est-ce la restriction volontaire dans le mariage? Nullement, et c'est là le point le plus généralement ignoré de la doctrine de Malthus, qu'on croit à tort opposée aux données de la morale conventionnelle. Malthus ne conseille pas aux époux de ne point procréer; il fait au contraire un tableau idyllique de l'amour dans le mariage, de la tendresse paternelle et filiale, des charmes de la vie de famille. Mais il pense que les jeunes gens ne doivent s'établir que lorsqu'ils sont assurés de pouvoir subvenir à l'entretien de leurs enfants. En attendant, ils devraient rester dans l'état de chasteté. 

« La chasteté n'est pas une vertu forcée, produite par un établissement de société purement artificiel; elle a son fondement réel et solide dans la nature et la raison; en effet, cette vertu est le seul moyen légitime d'éviter les vices et le malheur que le principe de population traîne à sa suite. Si cet usage devenait général, il y aurait place pour plus de mariages dans la suite; en sorte qu'à tout prendre on verrait moins de personnes forcées d'y renoncer pendant toute leur vie [...] Les premières années de la vie ne seraient pas étrangères à l'amour, à un amour chaste et pur, qui, loin de s'éteindre par la satiété, se soutiendrait avec constance pour briller avec plus d'éclat, et ne finir qu'avec, la vie. Le mariage paraîtrait la récompense du travail et de la vertu, le prix d'un attachement constant et sincère.»
Tout nous invite à nous imposer la contrainte morale : la religion qui nous prescrit de contenir nos passions dans les bornes de la raison; la nécessité, qui nous fait un devoir d'éviter les maux qui découlent fatalement des lois de la nature. L'utilité de cette contrainte est d'une évidence indéniable; elle assurerait le bonheur des familles, qui ne seraient plus exposées à tomber dans la misère; les relations sociales s'en trouveraient améliorées, moins empreintes de cette cruauté qui est souvent l'effet du manque de subsistances; enfin, on verrait diminuer les ravages de la guerre, dont la cause principale est aussi la «lutte pour la vie». La limitation de la population préviendrait les guerres offensives, sans affaiblir le pouvoir de résistance des peuples; et, dans le cas de la défense, «une telle société offrirait une force comparable à celle d'un rocher de diamant... Les cœurs et les bras s'uniraient pour repousser l'agresseur, car chacun sentirait le prix des avantages dont il jouirait, et tout changement ne s'offrirait à lui que comme un moyen de les perdre. »

Au point de vue de la morale vulgaire, la doctrine de Malthus semble donc inattaquable. Formulée avec emphase, en termes d'une apparente exactitude scientifique, elle n'avait même pas, lorsqu'il la produisit, le mérite de la nouveauté; avant lui, le problème de la population avait préoccupé les philosophes, Benjamin Franklin (Observations relatives à l'accroissement de l'humanité), Hume (Surpopulation des anciens peuples), Wallace (le Nombre des hommes dans les temps anciens et moderne), Townshend (Voyage en Espagne), et d'autres. La prétendue rigueur de ses déductions était contredite par l'expérience, de même qu'elle est encore niée aujourd'hui par la plupart des économistes. En effet, la progression de la population, d'une part, des subsistances, de l'autre, n'était qu'une simple hypothèse; en fait, les hommes se sont rarement multipliés au point que la quantité d'objets nécessaires à l'alimentation soit restée notablement inférieure à leurs besoins. Le seul exemple de la France, où la population indigène diminue depuis plusieurs années, en même temps que se perfectionnent les moyens de produire les subsistances, montre ce qu'il faut penser des déductions fantaisistes des malthusiens.

Il y a mieux: Malthus soutient que la misère a surtout pour cause le surcroît de population; or, au moment où il écrivait, les progrès de l'industrie avaient décuplé les richesses de l'Angleterre, tandis que la population n'avait cessé de s'accroître avec une vitesse normale. Si donc le nombre des misérables avait augmenté, il ne fallait pas s'en prendre à la rareté des subsistances, mais bien, comme le disait Godwin, à la mauvaise répartition de la richesse.

Proudhon, non sans vraisemblance, essaya de retourner contre Malthus son système des deux progressions. «Je suppose, dit-il, que deux hommes isolés, sans instruments, disputant aux bêtes leur chétive nourriture, rendent une valeur égale à 2, que ces deux misérables changent de régime et unissent leurs efforts; par la division du travail et par l'émulation qui vient à la suite, leur produit ne sera plus comme 2, il sera comme 4, puisque chacun ne produit pas seulement pour lui, mais aussi pour son compagnon. Si le nombre des travailleurs est double, la division devenant en raison de ce doublement plus profonde qu'auparavant, les machines plus puissantes, la concurrence plus active, ils produiront 16; si le nombre est quadruplé, 64. Le produit est donc nécessairement en raison de la population, laquelle détermine àson tour le degré de division, la force des machines, l'activité de la circulation; ce que la science recourait et démontre, c'est que, si l'accroissement de la population est double, l'accroissement de la consommation est quadruple, et quadruple l'accroissement de la production. » En un mot, la production s'accroîtrait comme le carré du nombre des travailleurs, et le rapport des subsistances et de la population, au lieu d'être comme 256 est à 9, ainsi que prétend Malthus, serait comme 256 est à 4,096. Le raisonnement est vrai au point de départ, en ce sens que le machinisme permet de multiplier presque indéfiniment les produits, mais non les denrées alimentaires proprement dites, dont la quantité reste dans un rapport à peu près constant avec le chiffre de la population, sans qu'on ait jamais atteint, d'ailleurs, les limites de la productivité de la terre. Si Proudhon a poussé les progressions jusqu'à la fantaisie, c'est évidemment pour montrer le danger et l'inexactitude de la méthode mathématique appliquée à l'étude des sciences morales.

Ceux qui n'ont pas lu Malthus le jugent sur une légende. Ils le regardent comme l'apôtre de la restriction volontaire dans le mariage, alors que dans l'édition définitive de son Essai sur la population, la seule qui renferme fidèlement sa pensée, il ajouta le chapitre de la Contrainte morale, où il conseille, non la restriction volontaire dans le mariage, mais le mariage tardif, ce qui est sensiblement différent. 

« Je repousserai toujours, dit-il, tout moyen artificiel et hors des lois de la nature que l'on voudrait employer pour contenir la population, et comme étant un moyen immoral et comme tendant à supprimer un stimulant nécessaire pour exciter au travail... Il n'est pas facile de concevoir un plus puissant encouragement au travail et à la bonne conduite que d'avoir en perspective le mariage comme l'état auquel on aspire, mais dont on ne peut jouir qu'en acquérant des habitudes de travail, de prudence et d'économie. Et c'est sous cet aspect que j'ai constamment voulu le présenter. »
On accusa aussi Malthus d'avoir demandé que les misérables fussent sacrifiés. Ce reproche est fondé sur un passage célèbre de la première édition : 
« Un homme qui est né dans un monde déjà possédé, s'il ne peut obtenir de ses parents la subsistance qu'il peut justement leur demander, et si la société n'a pas besoin de son travail, n'a aucun droit de réclamer la plus petite portion de nourriture et, en fait, il est de trop. Au grand banquet de la nature, il n'y a pas de couvert vacant pour lui. Elle lui commande de s'en aller, et elle mettra elle-même promptement ses ordres à exécution, s'il ne peut recourir à la compassion de quelques uns des convives du banquet. Si ces convives se serrent et lui font place, d'autres intrus se présentent immédiatement, demandant la même faveur. Le bruit qu'il existe des aliments pour tous ceux qui arrivent remplit la salle de nombreux réclamants. L'ordre et l'harmonie des festins sont troublés, l'abondance qui régnait auparavant se change en disette, et le bonheur des convives est détruit par le spectacle de la misère et de la gêne qui règnent dans toutes les parties de la salle, et par la clameur importune de ceux qui sont justement furieux de ne pas trouver les aliments sur lesquels on leur avait appris à compter. Les convives reconnaissent trop tard l'erreur qu'ils ont commise en contrecarrant les ordres stricts à l'égard des intrus, donnés par la grande maîtresse du banquet... »
Ce passage, qui forme, avec la restriction volontaire dans le mariage, la doctrine présumée de Malthus pour tous les esprits mal informés, fut supprimé dans la deuxième édition et les suivantes : on n'en continue pas moins à le reproduire, et presque toujours en l'écourtant, ce qui rend l'idée exprimée plus brutale et plus cruelle.

Pour comprendre l'indignation causée parmi les libéraux par la publication de l'Essai sur le principe de la population, il faut se reporter à l'époque où elle eut lieu. On était au lendemain de la Révolution française; en Angleterre, comme sur le continent, la croyance s'était établie qu'une ère de liberté et d'égalité sociale allait s'ouvrir et qu'on touchait à la fin de toutes les misères. Une théorie, qui tendait à prouver que le bonheur des individus est entre leurs mains et ne dépend nullement des institutions politiques, devait soulever des colères nombreuses dans le parti populaire, tout en fortifiant les partisans des vieilles formes gouvernementales. De plus, bien que Malthus n'ait jamais, comme l'ont cru très sincèrement quelques socialistes, préconisé l'assassinat politique, l'assassinat « par philanthropie», afin de débarrasser la société des misérables qui vivent sur elle en parasites, il était l'adversaire déterminé de la charité, et en particulier de la loi des pauvres qui, au commencement du siècle, avait un budget de plus de 150 millions, Prenant comme point de départ le prétendu rapport qui doit exister entre la population et les subsistances, il considérait cette loi comme la cause principale du malaise général dont souffrait l'Angleterre, tandis que d'autres l'attribuaient à la secousse terrible que venait de ressentir toute l'Europe, aussi bien qu'au trouble apporté dans l'industrie par le développement du machinisme. 

« C'est avec raison, disait-il, qu'on a représenté ce système comme plus nuisible et plus onéreux que la dette nationale elle-même. La rapidité avec laquelle la taxe des pauvres s'est accrue, dans le cours de ces dernières années, présente un nombre proportionnel de pauvres assistés si extraordinaire, qu'on a peine à se persuader qu'il puisse se rencontrer au milieu d'une nation florissante et bien gouvernée. »
Quoi qu'il en soit, la charité légale était un encouragement à la procréation, donné à une classe qui ne possédait pas de moyens de subsistances. Il demandait, en conséquence, que, s'il était impossible de supprimer l'assistance publique, on mit un terme à l'augmentation de la taxe des pauvres, et qu'avant tout on désavouât «publiquement le prétendu droit des pauvres à être entretenus aux frais de la société». On n'avait pas le droit de prohiber le mariage, mais on devait refuser tout secours aux enfants nés de parents indigents. 
« Si ce nouveau système était suivi avec constance, il ne serait point à craindre que le nombre des personnes dans le besoin s'accrût jamais au delà du terme auquel peuvent atteindre les secours de la bienfaisance privée. »
Tel est la deuxième aspect de la doctrine de Malthus, celui par lequel son influence s'est surtout exercée. La négation du droit à l'assistance est devenue une sorte d'article de foi pour un grand nombre d'économistes et de philosophes. C'est par là aussi que Malthus est resté profondément antipathique à ceux qui pensent que les fatalités de la vie sociale doivent être incessamment corrigées par les oeuvres de solidarité. (M. Charnay).


En bibliothèque - Charles Comte, Notice historique sur la vie et les travaux de Malthus (Rapport adressé à l'Académie des sciences morales et politiques. - G. de Molinari, Malthus. - Essai sur le principe de la population (Traduction précédée d'une introduction). - James Bonar, Malthus and his work. - Heinrich Soetbeer, les Socialistes et la théorie de la population de Malthus. - Joseph Garnier, Du Principe de la population.
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