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Mallarmé
(Stéphane), poète né à Paris en 1842, mort
en 1898. Professeur d'anglais au lycée Condorcet, il s'est acquis
une réputation considérable dans les cénacles littéraires,
et fut l'un des chefs des « symbolistes » et « décadents
». Mallarmé dut sa renommée à l'Après-midi
d'un faune (1877, in-fol.), poème très curieux, plein
de beaux vers, mais peu intelligible au publié; il publia ensuite
une Petite Philologie (1878, in-12); les Dieux antiques, nouvelle
mythologie (1880, in-8); Vatuk, roman anglais, précédé
d'une préface (1880, in-18); Poésies, édition
photolithographiée (1887, in-4); une bonne traduction des Poèmes
d'Edgar Poe.
Les singularités du style de Stéphane
Mallarmé, volontairement obscurci, dans lequel quelques érudits
ont voulu reconnaître le fil d'une tradition poétique qui
remonte à Maurice Scève, ont contribué
à
la curiosité qu'il excita; Outre l'Après-midi d'un faune,
les critiques goûtent dans ses oeuvres quelques beaux poèmes,
tels que le Tombeau d'Edgard Poe, le Guignon, le Placet,
etc. (A.-M. B.).
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En
librairie - Stéphane Mallarmé,
Oeuvres
complètes, Gallimard, La Pléiade, 2003. - Poésies
(éd. B. Marchal), Gallimard (Poésie), 1992. - Ecrits sur
l'art, Flammarion, 1998. |
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