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La Rochejacquelein
(Henri du Verger, comte de), chef vendéen, né en 1772 au
château
de La Durbellière près de Châtillon-sur-Sèvre,
était fils du marquis de La Rochejacquelein, colonel de cavalerie,
qui émigra. Il faisait partie en 1792 de la garde constitutionnelle
de Louis XVI : après le 10 août,
il se retira dans la terre de Clisson, près de son ami Lescure.
Les Vendéens lui avant offert le commandement de leurs troupes (1793),
il l'accepta, courut rejoindre Bonchamp et d'Elbée, se signala à
la bataille de Fontenay (24 mai 1793), entra le 9 juin dans Saumur, préserva
les Vendéens d'une déroute complète à Luçon,
vainquit à Chantonnay, et prit part à l'affaire désastreuse
de Chollet. Proclamé général en chef après
la mort de Lescure, bien qu'à peine âgé de 22 ans,
il donna les preuves d'un talent supérieur, battit deux fois les
troupes républicaines aux environs d'Antrain, occupa Laval, La Flèche ,
Le Mans ;
forcé dans cette dernière ville, il passa la Loire, et se
retrancha dans la forêt de Vézin. Il fut tué au combat
de Nouaillé près de Chollet (4 mars 1794). On a retenu sa
harangue à ses soldats lorsqu'ils lui déférèrent
le commandement :
"Si
je recule, tuez-moi; si j'avance, suivez-moi; si je meurs, vengez-moi."
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La Rochejacquelein
(Louis , marquis de). - Frère cadet du précédent,
né en 1777, à Saint-Aubin de Beaubigné (Poitou ),
mort en 1815, émigra avec sa famille, rentra en France
en 1801, fut un des premiers à reconnaître les Bourbons
en 1814, suivit Louis XVIII à Gand,
revint par mer en Vendée où il essaya en vain d'organiser
une insurrection pendant les Cent Jours et
périt au combat des Mathes, près des Sables d'Olonne, le
4 juin 1815.
Sa femme, M.-L. Victoire, fille du marquis
de Donnissan, née à Versailles, en 1772, morte à Orléans
en 1857, avait épousé en premières noces le marquis
de Lescure. Elle prit part avec une rare intrépidité à
tous les événements de la Vendée. Elle a laissé
des Mémoires, Bordeaux, 1815. |