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Présentation
et sommaire général
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| Si inconscient qu'on se le
représente quelquefois, La Fontaine
semble bien s'être rendu compte de la transformation profonde qu'il
a fait subir au genre de la fable En réalité, La
Fontaine s'est installé comme chez lui dans la fable, sorte
de terrain vague à la porte de la cité étroite et
régulière gouvernée par Boileau.
Il a fait vivre côte à côte, dans une promiscuité
inattendue et charmante, presque tous les genres de poésie. Son
« ample comédie aux cent actes divers
» s'élève quelquefois à la hauteur de
l'épopée Le mélange, chez La Fontaine, des mètres de différents pieds n'est qu'une conséquence de la souplesse de son talent, qui sait se plier à tous les tons. On s'aperçoit vite que ce n'est pas le hasard qui abrège ou raccourcit les vers du fabuliste et qui fait succéder à un rythme grave un autre plus rapide. Là, comme partout, La Fontaine se révèle artiste délicat et incomparable, patient autant qu'inspiré. Sa langue, plus nourrie qu'aucune autre de la lecture des vieux auteurs, est pittoresque à souhait, sans que sa verdeur gauloise coûte rien à sa distinction, ni son ampleur à son naturel. Toutes ces qualités font de La Fontaine le fabuliste «-inimitable », un poète des plus originaux et des plus grands. (NLI). |
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© Serge Jodra, 2006. - Reproduction interdite.