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Les
gens
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| Kâlidasa
(proprement Kâli-dâsa, serviteur de Kâli II doit sa réputation en Europe
à son drame de Sakounîalâ, révélé
par W. Jones à la fin du XVIIIe
siècle et qui excita à si haut point l'admiration de
Goethe
(traduit par Bergaigne en collab. avec P. Lehugeur, Paris,
1884). On a encore de lui deux autres pièces de théâtre
: une comédie de harem, Malavikâ et Agnimitra, et Vikramorvasî
(titre qu'on a traduit par le Héros et la Nymphe) qui met
en scène une des plus anciennes légendes de l'Inde, l'histoire
des amours du roi Pouroûravas et de l'Apsaras Ourvast. On attribue
encore à Kâlidasa deux poèmes épiques L'attribution du Ritusamhûra (la Ronde des saisons) et du Nalodaya (la Restauration du roi Nala) est plus douteuse. Citons enfin un ouvrage de prosodie, le Shrutubodha. Les critiques européens s'accordent à reconnattre dans Kâlidasa la grâce des images et la délicatesse des sentiments; surtout ils le louent d'avoir su, mieux qu'aucun poète indien de l'époque classique, se préserver de l'affectation et du mauvais goût. D'après un dicton courant parmi les pandits, la qualité pour laquelle il est le plus prisé dans l'Inde serait le bonheur extraordinaire de ses comparaisons. Ses oeuvres ont été traduites en français par Fauche. (A. Fouché). |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.