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Les îles Britanniques
Les Îles Britanniques, 314 628 km²,  sont un groupe considérable d'îles situé au Nord-Ouest de l'Europe entre la mer du Nord, la Manche et l'Atlantique. Les îles Britanniques se composent  :
1° de deux grandes îles, la Grande-Bretagne à l'Est et l'Irlande à l'Ouest, séparées par la mer d'Irlande; 

2° des archipels des Shetland et des Orcades ou Orkneys au Nord-Est de la Grande-Bretagne; 

3° de l'archipel des Hébrides au Nord-Ouest de la même île; 

4° des îles de Man et d'Anglesey dans la mer d'Irlande;

5° des îles Scilly ou Sorlingues au Sud-Ouest de la Grande-Bretagne;

6° de l'île de Wight au Sud de la Grande-Bretagne, dans la Manche

Politiquement, les Îles Britanniques sont divisées en deux Etats : le Royaume-Uni et la République d'Irlande (Eire). La République d'Irlande occupe les quatre cinquièmes, environ, de l'Irlande. Le Royaume-Uni tout le reste, soit le cinquième de l'Irlande (Ulster) et toutes les autres îles de l'archipel.

Grands traits de l'histoire géologique. 
Au début des temps géologiques, le plissement calédonien a sillonné le Nord-Ouest des Iles Britanniques, alors unies à la Scandinavie, de chaînes dirigées du Nord-Est au Sud-Ouest, formées de terrains archéens (granits, gneiss) et de schistes' précambriens. Au cours du Paléozoïque, toute la série des terrains siluriens, dévoniens, permo-carbonifères vinrent s'appliquer sur les noyaux anciennement formés, accroissant peu à peu le continent à l'Est et au Sud. D'abord se forment le centre et le sud de l'Irlande et le District des lacs, puis le Pays de Galles, puis la Cornouailles et le nord-ouest de l'Angleterre; enfin, le plissement hercynien plisse tout l'ensemble de ces nouveaux terrains, orientant les plis dans une direction Nord-Ouest-Sud-Est qui forme un angle aigu avec la direction des plissements calédoniens.

Ceux-ci font l'effet de môles de résistance qui arrêtent le nouveau plissement ; des fractures se produisent et le volcanisme fait son apparition, répandant des coulées de laves dans le sud-ouest de l'Ecosse et le nord-est de l'Irlande. D'autre part, de puissantes couches de houille commencent à se former dans les dépressions. A la fin du Paléozoïque, toute la partie nord-ouest des îles Britanniques est donc émergée. Ce n'est qu'au cours des périodes suivantes que se forme l'Angleterre du Sud-Est, cette «-vieille Angleterre » qui géologiquement, est la jeune Angleterre.

A l'est du grand massif ancien, constitué par la juxtaposition régulière de toutes les couches de terrains paléozoïques, se déposent des bandes de terrains jurassiques, puis crétacés (Mésozoïque)  enfin tertiaires (Cénozoïque).

Au Pléistocène, la Grande-Bretagne et l'Irlande sont entièrement recouvertes par les glaces, qui impriment au relief les traits caractéristiques de la topographie glaciaire; puis une rupture du continent scandinavo-britannique se produit. La Grande-Bretagne se sépare de la Scandinavie, l'Irlande devient une île indépendante, et, sous l'effet d'un mouvement de bascule résultant de cette rupture, la Grande-Bretagne s'élève à l'Ouest, s'incline à l'Est. Plus tard, sans doute seulement au Pléistocène, l'isthme qui, depuis le Mésozoïque, rattachait l'Angleterre au continent est brisé par les vagues.

Tels sont les grands traits de l'histoire géologique qui ont déterminé la forme triangulaire de la Grande-Bretagne, qui résulte de la rencontre des plis calédoniens et des plis hercyniens, et les principaux aspects de sa topographie : c'est, en effet, un pays de montagnes anciennes qui n'ont pas été rajeunies et de plaines relativement récentes.

Le climat. 
Un pays humide et brumeux, des averses de pluie tombant d'un ciel triste, telle est l'idée que l'on se fait communément du climat des îles Britanniques. Pour simpliste qu'elle soit, elle est en partie justifiée. Les îles Britanniques sont, en effet, la région de l'Europe - et même du monde - qui représente le type le plus parfait du climat maritime ou océanique. Elles sont directement exposées aux vents et aux courants marins de l'Atlantique.

Les vents de Sud-Ouest, tièdes et humides, le Gulf Stream, voilà donc, beaucoup plus que la position en latitude (50° au 60° de latitude nord), les éléments essentiels de son climat. Contrastes de température peu accentués (ils ne dépassent pas 13°C à 14 °C, en moyenne, dans le bassin de Londres, la partie la plus continentale, alors qu'ils atteignent 25°C à 30°C dans les pays de l'Europe occidentale situés sous le même parallèle), pluies abondantes dont la moyenne dépasse 1 mètre et réparties sur presque toutes les saisons de l'année, tels sont bien les caractères essentiels du climat des îles Britanniques.

Comme, cependant, l'influence des vents et des courants de l'Atlantique diminue lorsqu'on avance vers l'Est, comme d'autre part il faut tenir compte des grandes différences de latitude entre les divers points de l'Angleterre, le climat présente quelques variations accentuées surtout entre l'Ouest et l'Est et, dans une moins large mesure, entre le Sud et le Nord. On petit ainsi distinguer cinq zones climatiques :

  • L'Irlande est une région de climat océanique typique : moyenne de l'été, 15°C à 16°C; de l'hiver 6 °C à 7 °C La pluie très abondante (1,50 m sur la côte occidentale, 1 m au centre) tombe surtout l'hiver. Sur la côte ouest peuvent pousser des arbres méridionaux.

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  • Le nord-ouest de la Grande-Bretagne (versant atlantique de l'Ecosse). La température moyenne est plus basse, 7 °C, mais peu variable (moyenne de janvier 5 °C, moyenne de juillet 15 °C); la pluie dépasse 1 mètre. (Climat frais et égal).

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  • Le sud-ouest de la Grande-Bretagne a un climat analogue à celui de l'Irlande, quoique le caractère océanique y soit un peu moins accentué. L'été y est chaud (moyenne 17 C° à 15 °C), l'hiver tiède (5 °C à 6°C). Les régions exposées au Sud (île de Wight) ont un ciel pur, lumineux,

  • déjà un peu méridional.
     
  • Le sud-est (bassin de Londres) est quasi continental; l'écart entre les températures moyennes s'accentue à Londres avec 3,5 °C en janvier, 17 °C à 15 °C en juillet. La pluie est moins abondante et le régime des pluies d'hiver lait place à celui des pluies d'été et d'automne; le ciel est gris; un épais brouillard embrume l'atmosphère.

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  • Le nord-est (versant écossais de la mer du Nord, nord de l'Angleterre) est intermédiaire entre la région sud-est et les pays de l'Ouest. La température y est plus hase que dans le nord-ouest, mais plus égale que dans le sud-est (Aberdeen et I'Edimbourg ont moins de 3 °C en hiver et 15 °C à 16 °C en été). L'hiver est assez rigoureux, l'été frais. La moyenne de la pluviosité est à peu près la même que dans le sud-est.
  • Ce climat, en général frais et pluvieux, a grandement influé sur la végétation. Les prairies et les pâturages dans le sud, la lande dans le nord et en Irlande, les marécages dans les mêmes régions tiennent plus de place que la forêt et que les céréales.

    La Grande-Bretagne.
    La Grande-Bretagne est la plus grande des îles de l'Europe. Elle a la forme d'un triangle allongé dont la base est au Sud et la pointe au Nord. Elle égale presque la France en longueur (du Sud au Nord 928 kilomètres) et en est les deux cinquièmes en superficie. 

    Cette île comprend trois régions naturelles qui furent longtemps distinctes historiquement et politiquement, et qui le sont encore du point de vue administratif : l'Angleterre, le Pays de Galles et l'Ecosse.

    Les côtes.
    Elle est, baignée à l'Est par la mer du Nord, au Sud par le Pas de Calais et la Manche, à l'Ouest par l'océan Atlantique, le canal de Saint-Georges, la mer d'Irlande, le canal du Nord; au Nord et au Nord-Ouest par l'Atlantique. Sa côte orientale, quoique présentant des golfes et des estuaires considérables et projetant dans la mer quelques caps remarquables, est caractérisée cependant par une certaine uniformité de contours.

    Au contraire, la côte occidentale n'est qu'une succession de promontoires, de presqu'îles, de golfes, d'estuaires, et plus on avance vers le Nord, plus les baies se creusent et se ramifient. Ces baies, comparables aux fjords de la côte de Norvège, sont oeuvre des glaciers, qui, au Pléistocène, sillonnaient la pente occidentale des monts de la Grande-Bretagne

    La côte Sud de l'île, formant la limite septentrionale de  la Manche, découpée de baies au fond desquelles existent d'excellents ports, est constituée à l'Est par de hautes falaises de craie qui correspondent exactement aux falaises françaises de la Picardie et de la Normandie, et à l'Ouest par des roches granitiques identiques à celles de la Bretagne française.
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    Carte des îles Britanniques.
    Carte des Îles Britanniques

    La côte Est de la Grande-Bretagne projette dans la mer du Nord les caps Duncassby, Kinnairds, Flamborough, Spurn; de la côte Ouest s'avancent, soit dans l'Atlantique, soit dans la mer d'Irlande et ses dépendances, les caps Land's End, Hartand, Saint-Davids, Braichypwl, les caps qui terminent les nombreuses péninsules écossaises et le cap Wrath, extrémité Nord-Ouest de la grande île. 

    De plus d'importantes presqu'îles s'allongent à l'Ouest et annoncent d'anciennes attaches avec l'Irlande. Sur la côte de la Manche, on signale de l'Est à l'Ouest les caps Dungeness. Selsey, Portland, Durlstone, Start et Lizard. Il faut aussi noter la presqu'île de Portland, célèbre en géologie. La mer du Nord creuse dans la côte orientale de grands golfes dont presque tous sont des estuaires, tels que les golfes de Dornoch, de Moray, de Forth, du Wash, de la Tamise.

    La côte occidentale est entamée par d'autres golfes plus importants au nombre desquels sont le canal de Bristol, l'estuaire de la Mersey, la baie de Morecambe, les golfes de Solway, de la Clyde, les innombrables golfes écossais désignés sous le nom de lochs et constituant autant de fjords.

    Le relief du sol.
    La Grande-Bretagne, entourée de mers peu profondes, repose sur un socle sous-marin qui la relie au continent européen. Il suffirait d'abaisser de 30 m le niveau de la mer pour qu'un isthme reliât le comté d'York aux Pays-Bas (Hollande), tandis qu'au Nord, les hauts fonds du Doggerbank émergeraient, formant une grande île; en abaissant les eaux marines de 55 m, on mettrait à sec la mer du Nord jusqu'au Danemark et la moitié orientale de la Manche. Par contre, un large fossé isole la Norvège et, du côté de l'Ouest, un fossé, dont la profondeur est presque toujours de 400 m au moins, sépare l'Irlande de la Grande-Bretagne. 

    Pour nous en tenir à la région émergée, la Grande-Bretagne a ses hauteurs au Nord, au bord du fossé marin qui isole les îles Hébrides et près des grandes profondeurs océaniques, et à l'Ouest, au contraire, du côté oriental, ce sont des plaines qui font face aux mers peu profondes et semées de hauts fonds. 
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    Troupeau de bovins dans les Highlands.
    Paysage des Highlands (Ecosse).

    L'aspect général de l'île est donc le suivant : une région montagneuse occupe le Nord de l'île; c'est l'Ecosse où s'intercale à peine la plaine du Forth et Clyde entre les massifs des Highlands et des Cheviots; dans tout le reste de l'île, un bourrelet montagneux plus ou moins large et haut longe la côte; le versant oriental forme une plaine accidentée de petites collines, qui s'élargit à mesure qu'on avance vers le Sud. Une ligne tirée de l'embouchure de la Severn à celle de l'Humber sépare au Sud-Est la région des plaines de celle des montagnes et des collines au Nord-Ouest.

    La mer qui découpe ses rivages, les accidents orographiques donnent à la Grande-Bretagne une physionomie très variée et y déterminent des régions bien tranchées. Tout d'abord, au Nord, la montagneuse Ecosse; puis, à l'Ouest la presqu'île également montagneuse du Pays de Galles; au Sud de celle-ci, celle de Cornouailles; au Nord, la région des monts Cambriens.

    Régime des eaux.
    Les eaux fluviales de la Grande-Bretagne se partagent entre la mer du Nord, l'océan Atlantique, la mer d'lrande et la Manche. D'une manière générale, on peut les répartir en trois versants : méridional ou de la Manche; oriental ou de la mer du Nord; occidental ou de l'Atlantique. Le premier est très peu important; le second, drainant la région des plaines, possède la plupart des fleuves notables : Tamise, Ouse, Nen, Humber, Tees, Tyne, Tweed, Forth, Tay, Spey; le troisième a cependant la Severn, avec l'Avon et la Wye, la Dee, la Mersey, la Ribble, l'Eden, la Clyde; mais, en somme, sur les quatre grands bassins, un seul lui appartient. La ligne de partage des eaux entre les versants de l'Est et de l'Ouest n'est pas marquée en Ecosse, ni dans les Highlands, ni dans les Lowlands; à partir des Cheviots, la chaîne Pennine la détermine; elle suit ensuite une ligne sinueuse sur le plateau central, les collines de Cotswold et de Marlborough jusqu'au plateau crétacé de Salisbury. La démarcation n'est pas plus nette pour le versant méridional; elle ne suit ni l'une ni l'autre des Downs, chevauche des hauteurs de Dorset à celles d'Exmoor, puis de Dartmoor, chaque rivière des Cornouailles naissant tout près de la mer opposée.

    Les ressources minérales.
    La Grande-Bretagne possède dans la Cornouailles des mines d'étain et de cuivre, et à l'extrémité Sud de la chaîne Pennine, tant sur le versant oriental que sur le versant occidental, des mines de plomb argentifère fort importantes. L'exploitation de ces richesses a été favorisée par la présence de la houille, abondante surtout dans le calcaire' carbonifère et occupant la vingtième partie du sous-sol, circonstance qui aide puissamment au traitement des minerais. Les principaux bassins où l'on trouve de la houille sont ceux de la basse Ecosse (environs de Glasgow et d'Édimbourg), du Cumberland, du Northumberland et du Durham, les plus importants de tous; du Lancashire, du Yorkshire, du Staffordshire et du Sud du Pays de Galles (Glamorgan, Caermarthen, Pembroke). 

    En maints endroits, les mines de fer sont dans le voisinage des houilles, interposées entre les couches du calcaire carbonifère; aussi les trouve-t-on en Écosse dans les vallées de la Clyde aux environs de Glasgow, dans le Cumberland et le Lancashire, sur le versant occidental de la chaîne Pennine, dans le Staflordshire, principal centre de production de la Grande-Bretagne, dans le Yorkshire, dont les minerais viennent au second rang. Le Chester, entre le Pays de Galles et le Lancaster, est riche en sel gemme et en sources salées. 

    L'Irlande. 
    L'Irlande, la seconde des grandes îles de l'archipel britannique, est située à l'Ouest de la Grande-Bretagne dont elle est séparée par le canal de Saint-Georges, la mer d'Irlande et le canal du Nord. Son étendue surpasse un peu celle de l'Écosse et est à peu près les sept onzièmes de l'Angleterre proprement dite. Cette île forme une terre massive dont la plus grande dimension est dirigée du Nord-Est au Sud-Ouest. Sa côte orientale présente des contours assez uniformes, tandis que sa côte occidentale est découpée de baies et de fjords comparables aux profondes dentelures dont est accidentée la côte Ouest de l'Écosse. Ces pénétrations de la mer ont aussi une origine glaciaire. Sur la côte Est, on ne compte guère que l'importante baie de Dundalk, au Nord de Dublin. Sur la côte Ouest, on trouve, du Sud au Nord, les baies de Bantry, de Dingle, de Galway et de Donegal. 

    La topographie générale de l'Irlande est facile à saisir : au centre de l'île est une grande plaine basse couverte de lacs et de tourbières, dont le sous-sol est constitué par le calcaire' carbonifère. Autour de cette dépression existe un bourrelet de montagnes, interrompu çà et là par des brèches, principalement sur la côte Sud de l'île, et bordant le littoral. Ces montagnes forment quatre systèmes :

    1° celui de l'Ulster, vaste presqu'île du Nord de l'Irlande, réunie au Nord du pays par un isthme allant de la baie de Dundalk à celle de Donegal. Ce système est volcanique au Nord-Est sur la côte du canal du Nord, où l'on va admirer les prismes de basalte connus sous le nom de Chaussée des Géants. Dans ses autres parties il est granitique et composé de chaînes, d'ailleurs peu élevées, qui courent de l'Ouest à l'Est.
    Irlande du Nord : Chaussée des Géants.
    La Chaussée des géants en Irlande du Nord.
    2° Le système du Connaught, à l'Ouest de l'île, composé de roches granitiques, de schistes 'cambriens et siluriens et de vieux grès rouges; ce second massif renferme des lacs assez considérables. 

    3° Le système du Munster, de même-nature que le précédent, et dont les principales hauteurs dirigées du Sud-Ouest au Nord-Est couvrent le comté de Kerry. C'est dans cette région qu'est situé le lac si pittoresque de Killarney. 

    4° Le système granitique du Leicester au Sud-Est, dont le massif le plus important est dans le comté de Wicklow et est visité chaque année par quantité de touristes. 

    Dans toutes les montagnes de l'Irlande, les lacs sont presque en aussi grand nombre que dans la grande plaine centrale. Les sommets et les pentes des hauteurs sont garnis de bruyères ou de tourbières. Les arbres qui couvraient autrefois tout le sol de l'Irlande y sont aujourd'hui si rares, surtout dans le Connaught, que les paysans de ce district ne les appellent plus que des grandes herbes. Il résulte de ce qui précède que la composition géologique de Irlande est identique à celle de la haute Ecosse et du Pays de Galles.
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    Paysage d'Irlande.
    Un paysage d'Irlande. Source : The World Factbook.

    Les fleuves et les rivières de l'île ne sont, pour ainsi dire, qu'en voie de formation : cela signifie qu'ils traversent des chapelets de lacs. En maints endroits, leur pente est presque nulle. Le plus important de ces cours d'eau est le fleuve Shannon, qui débouche dans l'Atlantique sur la côte Sud-Ouest par un estuaire semblable à un lac.

    Le climat de l'Irlande, le plus maritime de tous les climats d'Europe, est encore plus humide que celui de l'Angleterre. Les vents d'Ouest et de Sud-Ouest y occasionnent des pluies abondantes, en même temps qu'ils déchaînent sur les côtes de l'Atlantique de furieuses tempêtes. La mer d'Irlande est également très tempétueuse. Une remarquable égalité de température règne dans toutes les parties de l'île et y permet le développement de plantes originaires du Sud-Ouest de l'Europe. 

    Une végétation herbacée, ininterrompue, revêt l'île entière d'un manteau de verdure aussi l'a-t-on poétiquement appelée la Verte Erin et l'Emeraude des Mers. Mais il y a des ombres à ce riant tableau : les faibles chaleurs de l'été retardent considérablement les récoltes. On ne peut moissonner le blé qu'en septembre ou même en octobre, et quelquefois on ne coupe l'avoine qu'en novembre. Le lin est la principale récolte du pays. (A.-M. B. / G. Martin / L. Abensour).
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    Irlande : rapides du Shannon.
    Rapides du Shannon dans le comté de Limerick (Irlande).


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