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Gallus (C.
Sulpicius). - Consul et astronome romain du IIe
siècle av. J.-C. Pline prétend que
le premier, à Rome, il s'occupa d'astronomie. Successivement préteur
en 173; patron des Espagnols en 170, tribun militaire dans la guerre dirigée
par Paul-Emile contre Persée, il annonça aux soldats, pour
la veille de la bataille de Pydna ,
une éclipse
de Lune ,
le 4 septembre de l'an 168, et écarta ainsi d'eux toute idée
de superstition
et toute frayeur. Consul en 166, il battit les Liguriens. Envoyé
en Asie pour surveiller Eumène, il agit avec imprudence en bravant
celui-ci et en prêtant l'oreille à toutes les calomnies dirigées
contre lui. Cicéron le cite comme un savant
astronome et un orateur distingué. Il aurait, le premier, fait représenter
des pièces de théâtre aux fêtes consulaires.
On prétendait, à son époque, qu'il avait travaillé
avec Térence à l'Andrienne (T. Liv., XLIV, 37; Plut..
In Emil.; Polyb., In excerpt. Vales., 145). Sulpicius Gallus écrivit
un Traité sur les éclipses. |
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Gallus (Cornelius).
- Poète et guerrier romain ,
de l'ordre des chevaliers, né à Forum Julii (Fréjus )
l'an 69 av. J.-C., rendit d'importants services à Octave
dans la guerre d'Alexandrie
et fut créé par lui gouverneur d'Egypte .
Il abusa tellement de son pouvoir qu'il fut rappelé et condamné
à l'amende et à l'exil; il se donna la mort, l'an 26 av.
J.-C. à l'âge de 43 ans. Il était lié avec Virgile,
qui lui adressa sa Xe églogue.
Il avait composé 4 livres d'élégies
qui ne nous sont pas parvenues; on a cependant sous son nom 6 élégies,
mais elles paraissent être d'un poète du VIe
siècle, nommé Maximien, On les trouve ordinairement à
la suite des poésies de Catulle, Tibulle
et Properce; Pezay les a traduites. Ces élégies
ont aussi été traduites par L. Puget, à la suite de
Properce,
dans la Collection Nisard, On a quelquefois attribué le Ciris
à Cornelius Gallus. |
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Gallus (Aelius). -
Général romain, préfet de l'Égypte ,
célèbre par l'expédition malheureuse qu'il entreprit
en Arabie sur l'ordre d'Auguste en l'an 24 av.
J.-C. Cette campagne a été racontée par Strabon
et Pline. Espérant trouver dans les Arabes
des amis riches capables de l'aider de leurs trésors ou bien de
riches ennemis faciles à vaincre et à dépouiller,
et aussi comptant sur l'amitié des Nabatéens qui lui avaient
promis de l'assister dans toutes ses entreprises, Gallus fit construire
une flotte de 130 transports, et pénétra en Arabie par le
port de Leucecomé (Haura). Obligé d'y séjourner un
an pour faire reposer son armée très éprouvée
par la maladie, il fut reçu avec bienveillance par Aretas (roi des
Thamoudéens), parent d'Obodas II, roi des Nabatéens; mais,
grâce aux intrigues de ce dernier et de son ministre Syllaeus, Gallus
fut égaré par les fausses indications de ses guides et il
atteignit avec beaucoup de peine Negrana (ou Nedjran). Il s'empara de cette
place ainsi que d'autres villes du S. de l'Arabie : Asca (Nasca
de Pline, Nachk des inscriptions sabéennes, moderne : Omrân),
Athrula (non identifiée) et pénétra jusque chez les
Rhamanites ou Rhadamites dont le roi était Ilasar (El Sharah) «
qu'El le protège ». Après avoir fait inutilement le
siège de Marsiaba ou Mariaba (Mareb des Sabéens), il revint
sur ses pas, tout le long de la côte arabe Jusqu'à Egracômé
(?) d'où il, s'embarqua pour la côte africaine (Myoshormos);
il rentra par Coptos
à Alexandrie
avec quelques hommes seulement de valides. - Avant sa campagne en Arabie,
Gallus avait visité la Haute- Égypte jusqu'à Philae ,
en compagnie de Strabon qui a laissé également
un récit de ce voyage (XVII, 1). (E. Drouin). |
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Gallus (C. Vibius-Trebonianus).
- Empereur romain
de 259 à 254. Né en 194 ou en 206, probablement d'origine
africaine, Gallus fit sa carrière dans les légions. Duc de
Mésie, à l'époque où Dèce
était empereur et où une invasion gothique ravageait cette
province, il remporta d'abord quelques succès sur les barbares,
puis il s'entendit avec eux et laissa massacrer l'empereur et son fils
aîné. Il se fit alors proclamer imperator par ses soldats
(novembre 251), et associa à l'Empire le second fils de Dèce,
Hostilianus, qui mourut peu après, puis son propre fils, Volusianus.
Pour obtenir la retraite des Goths, il s'engagea à leur payer un
tribut annuel en or; il vint ensuite à Rome jouir du souverain pouvoir.
Mais son traité avec les Goths avait soulevé les légions
de Pannonie ;
leur chef, Emilien, marcha sur Rome. Gallus voulut
l'arrêter près de Terni ;
abandonné de ses soldats, il fut tué avec son fils (février
254). |
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Gallus (Flavius-Constantius).
- César romain, né en 325, mort en 354. Fils de Flavius-Julius-Constantius
et de Galla, neveu de Constantin le Grand,
frère de Julien l'Apostat, il échappa,
ainsi que son frère, au massacre que son cousin Constance
fit faire, à la mort de Constantin, de tous les membres de la famille
impériale. Il vivait dans la retraite, à Ephèse ,
élevé avec Julien dans une sorte de captivité, lorsque
Constance, qui avait à lutter contre l'usurpateur Magnence,
lui donna en 359 le titre de césar avec le gouvernement de l'Orient
et la main de sa soeur Constantina. La dureté de Gallus ayant provoqué
une révolte à Antioche ,
Constance le rappela auprès de lui en Italie; mais le jeune césar
fut arrêté en route sur son ordre et décapité
à Pola en Istrie ,
à l'âge de vingt-neuf ans. (G. L.-G.). |
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Gallus (Martin), chroniqueur
polonais du XIIe siècle. Il était
moine et d'origine étrangère (peut-être Français,
d'où Gallus). Il vécut entre 1109 et 1113 auprès de
Boleslaw III Bouche-Torse. Il écrivit une chronique latine en trois
livres (Chronicon), d'après les traditions orales, les récits
des vieillards et les faits dont il avait été témoin
oculaire. Le premier livre raconte les origines de la Pologne, le second
et le troisième le règne de Boleslaw III pour lequel il montre
beaucoup de sympathie. Certaines parties sont écrites en vers tantôt
léonins ,
tantôt rimés, dont quelques-uns ne manquent pas de poésie
et ou l'on a voulu retrouver un écho de chants populaires disparus.
Dans la prose, les phrases riment souvent ensemble. La chronique débute
par une brillante et enthousiaste description de la Pologne. C'est le premier
texte où apparaissent certaines légendes qui se trouveront
fréquemment dans les textes postérieurs. La chronique est
dédiée aux évêques de Gniezno, Polock, Cujavie ,
Cracovie
et Breslau .
malgré le style fleuri de l'auteur et le manque de critique de certaines
parties, c'est, en somme, un document fort précieux pour l'histoire
primitive de la Pologne, dont elle décrit les paysages, les coutumes,
les moeurs, les costumes, l'administration. Elle a été éditée
plusieurs fois (Dantzig (Gdansk ),
1749; Varsovie ,
1769 et 1823, etc.). (L. Léger). |