|
|
|
|
Les
gens
|
|
| Ferreira
(Antonio), poète et auteur dramatique né à Lisbonne Plus grande est son importance comme poète
dramatique. Encore étudiant, il composa, pour une fête universitaire,
une comédie en prose, en cinq actes De Bristo, imitée
des Italiens. Son autre pièce, O Cioso (le Jaloux),
également en prose, est la première comédie de caractère
qu'on ait vu représenter en Europe à l'époque de la
Renaissance La meilleure édition ancienne de ses oeuvres est celle donnée par Fernandes Pinheiro (Obras completas; Rio de Janeiro et Paris, 1865, 2 vol. in-48). Ferreira fut aussi un grand caractère et un esprit libéral; il le prouva en plaidant chaleureusement pour la liberté de penser, dans une épître adressée en 1564 au cardinal-infant D. Henrique, régent du royaume, épître motivée par l'institution de la commission de l'Index. (G. Pawlowski). |
||
| Ferreira (Alexandre
Rodriguez), explorateur et naturaliste né à Bahia en 1756,
mort à Lisbonne en 1815. Il fit de 1783 à 1793 un grand voyage
d'exploration scientifique au Brésil, visitant l'intérieur
du pays, le bassin de l'Amazone, le Matto Grosso, etc ( |
||
| Ferreira (Sylvestre
Pinheiro), diplomate et philosophe né à Lisbonne le 31 décembre
1769, mort à Lisbonne le 1er juillet
1846. Après être entré chez les oratoriens avec l'intention
d'embrasser l'état ecclésiastique, il quitta cette congrégation
et obtint au concours, en 1793, la suppléance d'une chaire de philosophie
à l'Université de Coïmbra. Son attachement aux doctrines
de Condillac lui valut des persécutions
: il s'exila volontairement (1797), séjourna quelque temps en Angleterre
et en Hollande, et devint secrétaire de la légation portugaise
à Paris. Envoyé, en 1802, à Berlin comme chargé
d'affaires, il fut destitué en 1807, sur la demande de Napoléon
Ier, irrité
de ce qu'il avait informé le prince régent de ses projets
contre la péninsule ibérique. Il rejoignit alors la famille
royale qui s'était réfugiée au Brésil, gagna
la bienveillance de Jean VI et fut le premier qui, en 1814, lui conseilla
d'établir le gouvernement représentatif dans ses Etats d'Europe
et d'Amérique comme le seul moyen d'éviter une séparation
qui lui semblait prochaine. A la suite de la révolution de Porto
(février 1821), il fut chargé du ministère des affaires
étrangères; mais la faiblesse du roi rendit vaines toutes
les mesures qu'il proposa ; il suivit son souverain en Portugal (1822)
où il conserva son portefeuille jusqu'à l'abolition du régime
constitutionnel (avril 1824). Il se retira alors à Paris où
il se livra exclusivement à des travaux philosophiques et littéraires.
Il ne rentra dans sa patrie qu'après l'expulsion de dom Miguel (1834).
Il était membre correspondant de l'Institut de France.
Ferreira avait beaucoup écrit en portugais et en français sur des sujets très divers de philosophie, de philologie, de législation ou de droit. En philosophie, il préconisait Locke et Condillac, tout en rejetant leurs conclusions en matière religieuse. Ses idées morales et politiques étaient dominées par un optimisme emprunté à l'école allemande. Il se suppose à l'âge d'or et imagine un système duodécimal d'organisation sociale dans lequel le principe de l'élection est absolu. Il réclame l'élection des magistrats, l'abolition de la peine de mort, la création de colonies pénitentiaires et l'application du système de la nation armée. En économie politique, il ne reconnaît que la propriété du travail; l'Etat seul est maître du sol. Parmi les ouvrages de Ferreira, citons : Synopse do codigo do processo civil conforme as leis e estilos actuaes do fôro portuguez (Paris, 1825, in-8); Essai de pychologie (id., 1826, in-8); Précis d'un cours de droit public interne et externe (id., 1830, in-8); Projectos de ordenasoes para o Reino de Portugal (id., 1831 et 1832, 3 vol. in-8); Observaçoes sobre a carta constitucional do reino de Portugal et a constituição do imperio do Brazil (id., 1831, in-8); Essai sur les rudiments de la langue allemande (id., 1832, in-8); Manual do citadão em uns governo representativo ou principios de direito constitucional, administrativo e das gentes (id., 1834, 2 vol. in-8), ouvrage remanié et agrandi en français sous ce titre Principes du droit public constitutionnel, administratif et des gens, ou Manuel du citoyen dans un gouvernement représentatif (id., 1834, 3 vol. in-8); Noções elementares de ontologia (id., 1834, in-8); Noções elementares de philosophia geral (id., 1839, in-8), remanié en français sous le titre de Précis d'un cours de philosophie élémentaire (id., 1841); Précis d'un cours d'économie politique (id., 1840, in-12), enfin de nombreux articles dans le Panorama. (Th. Ruyssen). |
|
© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.