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Les Aztèques

Les Aztèques ou Nahuatl sont les derniers arrivés de tous les peuples qui se donnèrent rendez-vous dans l'Anahuac ou Mexique. En 1325, ils fondèrent Mexico, qu ils nonmèrent d'abord Ténochtitlan (pierre et cactus). Primitivement, ils faisaient partie de la grande nation des Nahuatlacas, établie sur les bords du lac Chapala.

Leur migration commença vers le milieu du VIIe siècle de notre ère, et ce ne fut qu'après bien des vicissitudes qu'ils gagnèrent la région où ils devaient se fixer. Jusqu'en 1363, ils obéirent à un conseil composé des vingt personnes les plus notables de la tribu; à cette époque, ils choisirent un roi, qui devint bientôt un véritable despote. 

Leur capitale, construite dans les petites îles du lac de Texcoco, ne comprenait au début qu'une cabane de boue et de roseaux pour abriter l'image de leur dieu protecteur (Huitzilipochtli, dieu de la guerre) et des huttes en terre et en jonc. 

Peu à peu ils comblèrent les canaux qui séparaient les îles, et bâtirent des demeures en pierre et en bois. Ils imaginèrent de créer les célèbres chinampas ou jardins flottants, qui leur permirent de cultiver du maïs, du piment et des fleurs. A l'état précaire du début succéda une ère de prospérité inouïe : des temples, des palais s'élevèrent de toutes parts, et la puissance des Aztèques s'étendit sur tout le pays compris entre le 14e et le 21e degré de latitude Nord.
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Calendrier aztèque.
Calendrier aztèque en pierre.

Lors de l'arrivée des Espagnols (1518), Mexico comptait plus de 60.000 maisons, dont beaucoup étaient surmontées de terrasses crénelées et de tours. De larges rues traversaient la ville, qu'on atteignait par quatre chaussées. Des artisans (tailleurs de pierres, joailliers, potiers, tisserands, ouvriers en plumes, etc.), des architectes, des sculpteurs, des médecins, des poètes, des artistes (comédiens, musiciens, danseurs), se rencontraient partout. Des tribunaux rendaient la justice, des généraux commandaient les troupes; des conseillers royaux, des nobles, vivaient à côté du monarque, qui possédait ses courriers, ses percepteurs d'impôts, et qui recevait de nombreuses ambassades. 

L'une des castes les plus puissantes était celle des prêtres et des religieux, qui avaient à leur tête une sorte de pontife. Un chiffre incalculable de victimes humaines étaient annuellement sacrifiées à plus de deux cents divinités principales qui constituaient le panthéon aztèque. La mythologie comptait deux cent soixante autres dieux, auxquels étaient consacrés autant de jours de l'année, car les Aztèques possédaient un calendrier remarquable. 

Ajoutons qu'ils savaient fabriquer du papier, qu'ils avaient des peintres, des dessinateurs qui, au moyen de caractères idéographiques, conservaient le souvenir des événements mémorables. Ce sont leurs manuscrits qu'aujourd'hui on désigne sous le nom de codex. (NLI).



Davide Domenici, Les Aztèques, trésors d'une civilisation ancienne, White Star, 2007.
9788861120365
Le peuple aztèque suscite souvent un mélange de fascination et de terreur où l'admiration pour les réalisations artistiques et scientifiques côtoie la répugnance suscitée par les sacrifices et le cannibalisme qu'il pratiquait. Véritable enquête sur leur histoire, sur les aspects politiques et religieux et sur les relations avec les plus anciennes cultures du Mexique central et septentrional, cet ouvrage, enrichi par une très abondante iconographie, présente une fresque qui permet de comprendre l'une des plus splendides civilisations de l'ancien monde. (couv). 

Georges Baudot, Tzvetan Todorov, Pierre Cordoba (Trad.), La conquête : Récits aztèques, Le Seuil, 2009.
202099576X
L'invasion de l'Amérique par les européens a donné lieu à une riche littérature de la part des Indiens vaincus. Ces textes sont d'une valeur exceptionnelle non seulement pour l'histoire des Amériques mais aussi pour nous, Européens d'aujourd'hui, par la représentation qu'ils livrent de nos ancêtres vus du dehors. Quant à leur qualité littéraire, elle en fait des œuvres comparables aux épopées homériques ou à l'histoire d'Hérodote. Ce volume présente un choix de ces récits, centré autour d'un épisode exemplaire : la conquête du Mexique central par Cortés. Les traductions, faites à partir de l'original nahuatl ou des versions espagnoles du XVIe siècle, sont illustrées de dessins provenant des manuscrits. (couv.).

 
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