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Peuple
apparenté aux Scythes ou aux Sarmates,
et dont le nom apparaît pour la première fois dans l'Histoire
naturelle, de Pline : elle habitait alors sur
les rivages de la mer d'Azov (palus Maestis), et s'étendait
jusqu'au Caucase .
On la voit aux prises en 78 avec les Parthes,
en 468 avec les Romains. Ammien
Marcellin, qui en parle au IVe siècle,
nous montre qu'ils n'avaient pas encore changé de pays ils formaient,
d'après lui, populosas gentes et amplas, étaient répartis
entre l'Europe
et l'Asie ,
per
utramque mundi partem :
«
Presque tous les Alains », dit-il, « sont beaux, légèrement
blonds... L'homme heureux, chez eux, est celui qui meurt en combattant
[...]. Il n'y a rien dont ils ne se vantent comme d'avoir tué un
homme : les dépouilles glorieuses, ce sont les peaux des crânes
de leurs victimes, qu'ils suspendent, en guise de phalères, au poitrail
de leurs chevaux de guerre [...]. Chez eux, point de temple: leur dieu,
c'est un glaive nu, qu'ils plantent en terre [...]. Ils ignorent l'esclavage,
étant tous de naissance noble. Ils se choisissent des juges, même
encore aujourd'hui, et ils prennent pour tels les plus vieux et les plus
éprouvés de leurs guerriers. »
Ala fin du IVe
siècle, sous la poussée des Huns,
les Alains abandonnèrent leur antique berceau. Vers 383, une partie
reçoit des terres de l'empire. Vers 387, un autre groupe, uni aux
Huns, menace l'Helvétie. En 406, ils franchissent le Rhin et font
partie de la grande invasion qui dévaste la Gaule
et l'Espagne ,
s'unissent aux Vandales et passent avec
eux en Afrique ;
d'autres combattent avec Attila contre les Francs
et les Romains; d'autres encore envahissent
l'Italie
au temps de Majorien et de Ricimer.
Après le Ve siècle, il n'est
plus question d'eux.
Un corps d'Alains
servait dans l'empire romain ,
en Occident, sous le nom de comites Alani (Notice des dignités
d'Occident, ch. V et VI). (C. Jullian). |
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