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Chine
Zhonghua Renmin Gongheguo

35 00 N, 105 00 E
La Chine est un Etat d'Asie orientale. A l'Est et au Sud-Est, elle est baignée par des mers annexes de l'Océan Pacifique (Mer Jaune ou Huang Hai, Mer de Chine orientale ou Dong Hai, et Mer de Chine méridionale ou Nan Hai)et a une frontière avec la Corée du Nord; au  Nord est est frontalière avec la Russieet la Mongolie; au Nord-Ouest et à l'Ouest, elle partage des frontières avec le Kazakhstan, le Kirghiztan, le Tadjikistan, l'Afghanistan (Wakhan) et le Pakistan; au Sud, elle est bornée par l'Inde, le Népal et le Bhouthan, le long de l'Himalaya, et plus à l'Est par la Birmanie, le Laos et le Vietnam

La superficie de la Chine est de 9,56 millions de km², et sa population, en 2009, de 1-milliard 338 millions d'habitants (premier rang mondial); c'est  après les Etats-Unis la seconde puissance économique par son PIB. 

Le pays est divisé  administrativement en 23 sheng (provinces), 5 zizhiqu (régions autonomes) et 4 shi (municipalités), auxquelles s'ajoutent deux régions administratives spéciales : Hong Kong et Macao. Capitale : Pékin. Autres grandes villes : Chongqing, Shanghai, Tianjin,  Nanjing (Nankin), Guangzhou (Canton), Kunming, Chengdu, Lanzhou, Xian, Taiyuan, Shenyang, Fushun, Qinddao, Zhengzhou, Changchun, etc. 

Les divisions administratives de la Chine

Sheng

Anhui
Fujian
Gansu
Guangdong
Guizhou
Hainan
Hebei
Heilongjiang
Henan
Hubei
Hunan
Jiangsu

Jiangxi
Jilin
Liaoning
Qinghai
Shaanxi
Shandong
Shanxi
Sichuan
Yunnan
Zhejiang


La Chine, qui revendique Taiwan, la considère comme sa 23e province.
Zizhiqu

Guangxi
Mongolie intérieure
Ningxia
Xinjiang Ouïgour
Xizang (Tibet)

Shi

Beijing (Pékin)
Chongqing
Shanghai
Tianjin

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La tour de la Perle d'Orient, à Shanghaï surplombe la rivière Huangpu. Conçu par une société locale d'architecture cet édifice a été achevé en 1995. Il est de haut de 468 m, et possède un restaurant tournant, de salles d'exposition, des restaurants, un centre commercial et et l'hôtel. L'antenne de radio et de télévision ajoute 118 m à la hauteur totale.

On peut partager la Chine en trois régions physiques assez distinctes : 

  • La région de l'Ouest, très montagneuse et couvrant toute la pente orientale du plateau tibétain. Elle comprend les provinces de Xinjiang Uygur, de Xizang (Tibet), de Gansu, de Qinghai, de Sichuan et de Yunnan. Elle est très froide vers le Nord-Ouest où se dressent des montagnes aux neiges éternelles et au Sud, où se dresse la chaîne de l'Himalaya, avec le point culminant du pays (partagé avec le Népal), l'Everest (8850 m). Aussi, sa population est-elle relativement peu nombreuse; elle y est, en outre, fort disséminée. La principale richesse de ce pays est de nature minérale et consiste en houille, en mines d'or, d'argent, de cuivre, de fer et d'étain
  •  La région de la plaine ou de l'Est de la Chine. Elle comprend la plupart des provinces.  C'est la portion la plus arrosée du territoire chinois : des rivières au cours indécis, des canaux innombrables, des marais, des lacs découpent sa surface. Il y a cependant des districts et des provinces entières, comme le Shandong, le Zhejiang, le Fujian où le relief du sol est considérable et constitue même d'importants massifs de montagnes.

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  • La Chine du Sud ou subtropicale, formée par la moitié méridionale du Hunan, par le Guizhou et le Guangxi Zhuangzu, et dont le Xi-Jiang est le fleuve principal. C'est un pays montueux et ondulé qui produit en abondance le thé, le riz, les mûriers et les fruits des régions tempérées et de la zone torride.-
  • Carte de la Chine.
    Carte de la Chine. Source : The World Factbook. (Cliquer sur l'image pour afficher une carte plus détaillée).

    Orographie et hydrographie.
    Prise dans son ensemble, la Chine constitue un immense plan incliné dont la pente est dirigée de l'Ouest à l'Est. Son sol va en s'abaissant depuis les hautes cimes qui forment le bourrelet oriental et méridional du Tibet jusqu'au Pacifique. Ces monts neigeux émettent de puissants contreforts comparables au moins aux Alpes de l'Europe et dont les massifs et les plateaux couvrent toute la partie occidentale du pays. De là descendent les grands fleuves qui arrosent la Chine et la traversent de l'Ouest à l'Est. Les deux principaux sont le Huanghe (Hoang-ho) ou Fleuve Jaune et le Yangzi ou Chan Jiang (Yang-Tsé-Kiang) ou Fleuve Bleu. Si on leur ajoute le Péi-ho du Nord-Est, qui coule dans la plaine de Pékin, et le Xi-Jiang (Si-Kiang) du Sud, qui passe à Guangzhou (Canton), on aura les principaux cours d'eau de la Chine. Toutefois il faut encore mentionner l'Irrawaddy, le Salouen, le Mékong, fleuves de la péninsule indochinoise, dont le cours supérieur traverse le Yunnan au Sud-Ouest. 

    Le Huanghe.
    Le Huanghe descend du plateau du Tibet et parcourt la Chine septentrionale; sa longueur n'est pas moindre de 3500 kilomètres et, dans la partie moyenne de son cours, franchissant la Grande Muraille, il forme une immense boucle dans laquelle est compris le grand désert des Ordos, appartenant déjà à la Mongolie intérieure (Nei Mongol Zizhiqu). Son bassin, constitué par de nombreux et puissants affluents, a trois fois l'étendue de la France. C'est le pays de la Terre jaune, ainsi appelé des alluvions d'une épaisseur de plus de 30 mètres qui forment le fond des vallées et le sol des plaines. Ces alluvions reposent immédiatement sur des couches de houille ou d'anthracite. Délayées par l'eau des pluies et des rivières, elles communiquent aux flots de celles-ci la teinte d'or qui a valu au Huanghe son nom si caractéristique. Ces alluvions constituent des terres d'une étonnante fertilité, et qui n'ont jamais besoin d'engrais pour produire d'abondantes moissons. Aussi, toutes les vallées de ce grand bassin ont-elles été de longue date fort peuplées. Quand il a dépassé la région des montagnes et qu'il entre dans la vaste plaine de l'Est de la Chine, le Huanghe se distingue de la plupart de fleuves par son cours changeant autrefois il se jetait dans la mer Jaune au Nord de Shanghai (Changhaï); actuellement il va porter ses eaux dans le golfe de Petchili. 
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    Chine : le barrage des Trois Gorges sur le Yangzi.
    Le barrage des Trois-Gorges, sur le Yangzi.

    Le Yangzi.
    Le Yangzi, le troisième ou le quatrième fleuve de la terre pour le volume de ses eaux, naît, comme le Huanghe, dans le Nord-Est du Tibet et traverse dans des cluses profondes toute la région des montagnes. Il a son cours de l'Ouest à l'Est et partage la Chine en deux parties sensiblement égales. Il a une longueur de 4800 km et reçoit une foule de puissants affluents qui font de son bassin la région agricole la plus productive de la Chine, surtout pour le thé, le coton et la soie. Dans la partie inférieure de son cours, il communique avec de nombreux lacs et des marais reliés entre eux par une infinité de canaux. La fertilité du territoire est encore plus grande que celle du bassin du Huanghe. Les alluvions y atteignent jusqu'à 300 mètres d'épaisseur. Une chaîne de montagnes, le Pé-ling, limite au Nord le bassin du Yangzi, et une autre chaîne, le Nan-ling, le sépare du bassin du Xi Jiang. Ce dernier fleuve traverse la partie montagneuse du Sud de la Chine; les districts situés sur sa rive droite jouissent d'un climat tropical.
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    Chine : la gorge du Saut du Tigre, dans le Yunnan.
    La Gorge du Saut du Tiger, l'un des canyons les plus profonds du monde des rivières, est située
    sur la rivière Yangzi, à proximité de la ville de Lijiang (Yunnan). Elle doit son nom à une légende
    locale  parle d''un tigre qui bondit à travers le point le plus étroit de la gorge.

    Le climat.
    En raison de sa position sur le bord oriental de l'ancien continent, la Chine possède un climat aux très forts contrastes, particulièrement dans la grande plaine du Nord-Est jusqu'au Yangzi. Le froid y est très rigoureux en hiver et la chaleur excessive en été. Les vents secs et glacés de la Sibérie produisent, à Pékin, sous le 40e degré de latitude, une température hibernale comparable à celle des hivers de Saint-Pétersbourg, et en été la chaleur est assez forte pour que le coton puisse mûrir ses graines aux environs de la capitale chinoise.

    Au Sud du Yangzi, le vent du Sud-Ouest, venant du golfe du Bengale et de la péninsule Indochinoise, apporte, de mai à septembre, des chaleurs aussi fortes que celles de l'Inde, dans la vallée du Gange mais, pendant le mois de janvier, les vents desséchés du Nord occasionnent même à Canton de légères gelées. Les typhons si justement redoutés sont le seul fléau météorologique de la Chine méridionale.
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    L'oasis du lac du Croissant de Lune du lac, dans les montagnes de sables chantants, 
    à 6 kilomètres au sud de Dunhuang. Le lac tire son nom de sa forme. Images : The World Factbook.

    La flore.
    La Chine manque de forêts et de pâturages, si ce n'est sur le penchant oriental du plateau du Tibet qui possède une luxuriante végétation arborescente et des surfaces gazonnées où paissent des moutons en nombre considérable. Par contre, les arbustes de consistance ligneuse sont représentés par quantité d'espèces qui ont été importées en Europe et au nombre desquelles on compte le laurier-rose, le myrte, le camellia, le jasmin, l'azalée, la glycine. Les espèces de conifères abondent dans la flore chinoise, et les arbres à feuilles caduques, tels que tilleuls, frênes, sycomores, érables, se voient aussi de toutes parts. On en petit dire autant ales chênes; mais ce qui donne à la Chine lui caractère spécial, ce sont les nombreuses espèces de bambous utilisées par les humains de mille manières. Parmi les plantes importées par la culture, on mentionne le coton et la canne à sucre. L'amandier, le pêcher, l'abricotier, le chanvre, sont originaires du pays.

    La faune.
    Le rhinocéros, l'éléphant, le tapir, ont vécu autrefois dans les régions méridionales de cette contrée; aujourd'hui, dans l'intérieur, on ne trouve plus que de rares espèces de mammifères sauvages. Néanmoins il existe encore des singes, des panthères et, semble-t-il aussi des tigres. Des espèces variées de tortues, de sauriens, d'ophidiens, de salamandres, sont particulières à la Chine. La faune ornithologique du pays est d'une grande richesse. Un fait qui mérite d'être noté, c'est que les Poissons diffèrent complètement de ceux qui vivent en Europe sous la même latitude.



    Frédéric Bobin, Voyage au centre de la Chine, Philippe Picquier, 2007. - Ce livre est un carnet de route dans la Chine réelle. La Chine des gens ordinaires, dont on entend ici la parole, généralement confisquée par la voix officielle. Loin des métropoles scintillantes, ils racontent la vie dans les campagnes, les friches industrielles de Mandchourie, les bourgades fantômes du barrage des Trois Gorges, l'amertume des minorités aux confins de l'empire. Une foison de témoignages pour vivre de l'intérieur l'envers du décor de la réussite économique, la débrouillardise au quotidien contre la corruption et les spéculations immobilières, mais aussi les luttes et les aspirations de la jeunesse : autant de tranches de vie qui, une fois rassemblées, donnent une image extraordinairement émouvante de cet immense pays où vit un cinquième de l'humanité. (couv.).

    Pierre-Etienne Will, Mirelle Marty-Delmas, La Chine et la démocratie, Fayard, 2007. - Cet ouvrage se situe dans une perspective dynamique : partant des ressources politiques inhérentes à la société chinoise, il s'interroge sur la capacité de celle-ci à évoluer vers une démocratie dans le contexte économique et juridique nouveau qui résulte de la mondialisation. Enraciné dans l'histoire de l'Empire et du premier XXe siècle, appuyé sur des recherches pour la plupart inédites, l'inventaire porte sur les institutions publiques et civiles, les mentalités et les pratiques, les débats d'idées et les expériences. Il montre que la vision des réformateurs de la Chine républicaine, bien qu'influencée par l'Occident, était nourrie d'une tradition juridique chinoise forte, et même moderne à certains égards. Mais le retour actuel au droit, tel que l'analysent les dernières parties, ne suffit pas à garantir l'ouverture politique. Faut-il y voir une sorte de compensation illusoire, ou bien le détour par lequel pourrait émerger une nouvelle forme de citoyenneté? L'ambition des auteurs n'est ni de poser un diagnostic ni de faire des prévisions, mais d'éclairer un processus dont les racines remontent très loin et qui est encore inachevé. (couv.).

    Françoise Grenot-Wang, Au coeur de la Chine, une Française en pays Miao, Albin Michel,2007. - La rencontre de Françoise Grenot-Wang avec les Miaos est née d'une succession de hasards qui ont transformé sa vie. Engagée dans le travail humanitaire, elle découvre la grande pauvreté des populations locales, mais surtout la richesse et la générosité d'un peuple. Les Miaos représentent l'une des plus importantes minorités de Chine. Ils sont environ neuf millions répartis sur plusieurs provinces. Connus également sous le nom de Hmongs, ils sont présents dans tout le Sud-Est asiatique (Laos, Vietnam, Thaïlande...) où ils ont trouvé refuge à partir du XIXe siècle, fuyant l'oppression chinoise. Leur histoire est une succession de drames et de massacres qui a entraîné leur dispersion au cours des siècles. Aujourd'hui les Miaos luttent pour la défense de leur culture et de leur identité, comme ils résistent à l'assimilation à l'instar des Tibétains.

    Françoise Grenot-Wang nous invite à la découverte de l'histoire, de la culture des Miaos, mais aussi à celle de personnages attachants et de la vie quotidienne qu'elle partage avec eux dans la région de Danian. Si elle s'est impliquée dans les domaines de l'éducation et de la santé, c'est principalement la défense d'un peuple et de sa culture (radicalement différente de la Culture Han, dominante en Chine) que Françoise Grenot-Wang entend défendre à travers ce livre. (couv.).

    Stefanie Paulin et al., Regards sur la Chine, Sélection du Reader's Digest, 2008.

    Charles Le Blanc, Profession : sinologue, Presses universitaires de Montréal, 2007.

    Denis Borel, Isabelle Sourbès-Verger, Un empire très céleste, La Chine à la conquête de l'espace, Dunod, 2008.

    Pierre Picquart, La forme olympique de la Chine, Favre, 2008.

    Pierre Haski,Le sang de la Chine - Quand le silence tue, Grasset et Fasquelle, 2005. 

    Jacques Pimpaneau, Chine, culture et traditions, Picquier, 2004. 

    Erik Izraelevicz, Le défi chinois, Grasset et Fasquelle, 2005.

    Pour les plus jeunes
    Elisabeth Combres, La Chine, Gallimard Jeunesse / DF, 2008.

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