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Les
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Ch. Grosdidier 2007 |
Bloy (Léon).
- Écrivain et journaliste né à Périgueux C'est sa rencontre avec Barbey d'Aurevilly
qui va pousser vers la littérature le jeune Léon Bloy tout
juste débarqué à Paris La vie privée de Léon Bloy
n'est pas non plus à l'image de celle des bigots : il rencontre
une jeune prostituée, avec qui il mènera une aventure parcourue
d'hallucinations mystiques
Léon Bloy. Léon Bloy est assurément plus prudent dans la vie. En 1894, il refuse de se battre en duel, et est exclu du Gil Blas, le journal pour lequel il travaillait alors. Marié, et père de famille, il poursuivra sa carrière dans la gêne, consacrant une bonne part de son activité littéraire à écrire des lettres pour quémander des aides en argent, qu'il estimait pourtant ne l'obliger aucunement. Il verra mourir l'un de ses fils que ses prières adressées à l'au-delà, en remplacement des soins médicaux qu'il ne voulait pas engager, ne sauveront pas... Outre ses quelques sublimités pamphlétaires,
il est possible d'aimer Léon Bloy pour au moins trois raisons. Sueur
de sang, un recueil de nouvelles où,
face à la presse antisémite, l'auteur du Salut par les
Juifs (1892), avec plusieurs dizaines d'années d'avance,
fait montre d'une étonnante intuition en massacrant les Allemands
dans un grand bain de sang... Exégèse des lieux communs
(1902),
une sorte de bêtisier dans lequel Léon Bloy tente de démontrer
l'inversion des valeurs de ce monde par rapport au message évangélique.
Enfin, comment ne pas ouvrir l'éternité à celui qui,
dans ce qu'il a de plus authentique, tout au long de son oeuvre, de sa
vie que parcourt un interminable frisson de haine pour l'état de
bourgeoisie, s'écriait, alors que la France |
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© Christophe Grosdidier / Imago Mundi, 2007. - Reproduction interdite.