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Barclay

Barclay (Alexander). - Traducteur anglais du XVIe siècle, né vers 1470, mort en 1552 à Croydon, fut d'abord bénédictin, puis franciscain, et voyagea beaucoup. Il contribua par ses écrits à former la langue anglaise. Il traduisit du latin la Nef des fous (Navis stultifera) de Brandt, ainsi que les Églogues d'Aeneas Sylvius.
Barclay (John). - Écrivain de langue anglaise du XVIIe siècle, naquit en 1582 à Pont-à-Mousson en Lorraine, où son père, savant jurisconsulte écossais, s'était retiré pour se soustraire aux persécutions dont les Catholiques étaient alors l'objet dans son pays. Après la mort de son père (1605), il passa en Angleterre, y fut bien accueilli de Jacques I, qui lui donna une place lucrative, et y publia un ouvrage de son père De potestate papae (1607) : il eut à cette occasion une vive controverse avec Bellarmin, puis avec le jésuite Jean Eudaemon, qui l'accusait d'hérésie. A la suite de ces querelles il se retira à Rome, où il publia de nouveaux écrits dans le but d'établir son orthodoxie. Il y mourut en 1621. 

John Barclay est surtout connu par l'Argénis, roman allégorique écrit en latin et mêlé de prose et de vers, où il trace le tableau des vices et des révolutions des cours. Ce livre, qui faisait les délices de Richelieu, est remarquable par l'élégance et l'originalité. Publié d'abord à Paris en 1621, il a été fréquemment réimprimé, notamment à Leyde, Elzevir, 1630 et 1664, avec une clef des personnages. L'Argénis a été traduite en français par l'abbé Josse, 1732, et mieux par Savin, 1776. On a encore de Barclay : 1° Euphormio, autre satire allégorique, dirigée surtout contre les jésuites, Londres, 1603, et Leyde, 1637, avec clefs, traduit par Drouet de Maupertuis, Anvers, 1711; 2° Icon animorum ou Portrait des rimes, Londres, 1614, traduit en français, 1625; 3° Histoire de la conspiration des poudres, Oxford, 1634, et deux livres de poésies latines, 1615.

Barclay (Robert). - Célèbre quaker, né en 1648 en Écosse, d'une famille riche et ancienne, mort en 1690, embrassa en 1666, ainsi que son père, la doctrine des Quakers; se lia étroitement avec William Penn; voyagea en Angleterre, en Hollande et en AIlemagne pour faire des conversions, et écrivit plusieurs ouvrages pour exposer les dogmes de sa secte. Le plus connu est l'Apologie de la véritable théologie chrétienne, telle que la professent ceux que par dérision on appelle Quakers; il la publia à Amsterdam, en latin, 1676, et la dédia au roi Charles II. Elle a été traduite en français en 1702.
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