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Canicule (L'Année et les saisons*) - Dans l'Antiquité, c'était le moment de l'année correspondant à la période du lever héliaque de la constellation soit du Petit Chien (Canicula), soit plus certainement du Grand Chien, marqué par l'apparition de l'étoile que les Grecs appelaient Sirius et les Égyptiens Sothis. 

Cette étoile jouait un grand rôle dans l'astronomie égyptienne des temps reculés : son lever héliaque qui avait lieu vers le solstice d'été un peu avant les inondations du Nil, en était regardé comme le précurseur. L'annonce de cette heureuse invasion des eaux avait fait mettre Sothis au rang des divinités bienfaisantes de l'Égypte. Mais, comme le lever héliaque de Sirius était l'avant-coureur des grandes chaleurs et des maladies pernicieuses, pour les autres peuples, la canicule était regardée comme une divinité malfaisante. Suivant Hippocrate et Pline,

« Le jour où la canicule se lève, la mer bouillonne, le vin tourne, les chiens deviennent enragés, la bile augmente et s'irrite, tous les animaux tombent en langueur et dans l'abattement; les maladies qu'elle cause le plus souvent sont les fièvres ardentes et continues, la dysenterie et les frénésies. » 
Pour conjurer les influences malignes de la canicule, les Romains lui sacrifiaient tous les ans un chien roux.

Suivant les anciens auteurs, la canicule passait pour la chienne d'Erigone, ou pour le chien donné par Zeus à Minos, qui en fit cadeau à Procris et ce dernier le transmit à Céphale.

Les jours caniculaires sont ceux qui précèdent ou suivent le lever héliaque de la canicule : ce sont les plus chauds de l'année. On les comptait habituellement du 22 juillet au 23 août, pendant que le Soleil était dans le signe du Lion (Zodiaque). Ils indiquaient le commencement de l'année pour les Égyptiens et les Éthiopiens. (L. Barré).

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